‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 36 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE. - HYDROLOGIE

rent sans s'y arrêter ; quelquefois cependant on y trouve des blocs provenant de l'éboulement des berges. Le cône de déjection est exactement la contre-partie du bassin de réception : formé par le

dépôt des matériaux entraînés dans les eaux du torrent, il présente un aspect de ruine tout à fait saisissant, les penles y vont en diminuant à partir du goulot, formant ainsi un profil légèrement courbe dont la concavité est tournée vers le ciel. Dans la figure ci-contre, on distingue nettement les trois parties constitutives d'un torrent, le bassin de réception, la gorge, le cône de déjection qui s'étale dans la vallée au pied de la montagne.

Parfois la limite séparative du canal d'écoulement et du cône de déjection n'est pas aussi nette, les dépôts commencent à se former dans le canal même. Mais toujours, et par un effet bizarre de la vitesse considérable acquise par l'eau sur les penles supérieures, on la voit couler au sortir delà gorge sur

l'arête supérieure du cône : rien d'étonnant alors qu'elle dévie à la rencontre du moindre obstacle, s'étale et divague en répartissant les dépôts en forme d'éventail. Le cône tend à s'allonger peu à peu en raison de l'entraînement que subissent les matières qui le composent et qui conservent leur mobilité lorsque les eaux y arrivent avec une grande vitesse. Il en résulte qu'au bout

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