‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 373 sur 415 · TROISIEME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE

souvent sur celle de l'hydraulicien ; il en est de nfiême pour les grandes pièces d'eau^ où se confibinent les effets les plus divers et les plus variés, celles par exemple qui font Tornenfient du parc de Versailles ou les cascades de Saint-Gloud et du Trocadéro : nous n'avons donc pas à nous y arrêter ici. Il semble par contre à propos de rappeler qu'avec de simples écoulements ou projections d'eau on peut obtenir des motifs de décoration des plus intéressants, telles les belles gerbes qui ornaient nag-uère les places du Trône, du Trocadéro, d'Italie^ etc., à Paris, ou les cascades artificielles du bois de Boulogne et des Buttes-Cbaumont. En brisant au passage les masses d'eau en mouvement, les faisant écumer par l'interposition d'obstacles convenablement disposés, en y insufflant da Tair pour les diviser et les blancbir, on peut en diversifier Taspect de mille manières et contribuer très beureusement de la sorte à l'embellissement des places et des jardins. Les progrès de l'électricité ont permis il y a quelques années d'ajouter un attrait de plus aux gerbes et aux jets d'eau^ en les imprégnant de lumière diversement colorée, et réalisant ces combinaisons d'aspect presque féerique qui, sous le nom de fontaines lumineuses, ont notamment contribué au succès de l'exposition de 1889.

l'y». Vente et tarification «Se Teau. — Le principe de la vente de l'eau au consommateur réside dans ce fait que, malgré la profusion avec laquelle l'eau est partout répandue dans la nature, elle n'en prend pas moins une valeur marchande lorsqu'on a fait des frais pour la capter, l'amener, la distribuer. Comme il s'agit d'un objet de première nécessité, d'un agent d'assainissement indispensable à la vie urbaine, qui doit être répandu en abondance et accessible à tous, il importe que les dépenses faites pour l'obtenir ne portent point cette valeur à un taux exagéré. Mais on conçoit qu'elle sera forcément très variable, puisque, selon les ressources de la région et les circonstances topographiques, les difficultés plus ou moins grandes de puisage, les distances ou les hauteurs à franchir, etc., l'importance des travaux peut difTérer considérablement d'un cas à un autre. Ces travaux ne constituent pas d'ailleurs le seul élément du prix de revient effectif ; pour l'établir, il faut aussi tenir compte du déchet inévi-

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table, des pertes résultant des variations horaires de la consommation; parfois aussi on fait entrer dans le calcul les frais du service public tout entier, qu'on entend couvrir par les recettes à provenir du service privé. Quant au prix de vente^ s'il est admissible qu'il dépasse légèrement le prix de revient, afin de laisser à l'exploitant quel qu'il soit un léger bénéfice, par contre il importe d'empêcher qu'il soit inutilement majoré par des intermédiaires. Autant que possible, il doit être en rapport avec le service rendu, suffisant pour couvrir largement tous les frais, point trop élevé de peur qu'il devienne un obstacle au développement normal et désirable de la consommation : beaucoup d'eau à bon marché, voilà l'idéal.

Ce prix échappe évidemment à la loi de l'offre et de la demande, puisque l'emploi de l'eau est pour les habitants presque une obligation, et que la fourniture en constitue une sorte de monopole de fait : il est fixé dans chaque cas un peu arbitrairement par un tarifa dont on doit s'efforcer au surplus d'établir les bases d'après les habitudes ou les préférences locales, de telle sorte qu'il tende à encourager une progression constante et rapide de la consommation. Si cette condition est remplie,, le service d'eau ne tarde pas à devenir la source d'un revenu assuré, qu'on peut évaluer pour toute ville d'importance moyenne et au bout de peu d'années à 2 francs au moins par tête et par an, et qui s'élève aisément au delà de cette limite, dans les villes plus importantes, à mesure que la consommation s'y développe ; il atteint actuellement 8 francs à Paris, où il a doublé en quinze ans, et l'on cite des chiffres notablement supérieurs, en Allemagne, en Angleterre, et surtout aux Etats-Unis, où se rencontrent ceux de 15,20 et même 25 francs.

Les tarifs présentent d'ailleurs une grande diversité, qui les rend très difficilement comparables entre eux, les uns étant établis d'après le mode de livraison de l'eau, essentiellement variable aussi, les autres d'après des bases choisies au gré des usages locaux, telles que le montant du loyer, comme dans beaucoup de villes anglaises, ou la longueur de façade^ comme aux Etats-Unis. Ils se compliquent en outre de multiples combinaisons, forfaits, suppléments, échelles progressives,

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dégressives OU différentielles, destinées à favoriser tantôt les gros consommateurs, tantôt les petits ménages, ailleurs certaines industries particulières, augmeutations ou diminutions de prix avec Taltitude, avec les saisons, avec la nature de l'eau, etc. Quand l'eau est livrée à discrétion, comme il arrivait- fréquemment naguère, on établit le montant aunuel fixe des abonnements d'après des prix élémentaires, en percevant tant par personne, tant par mètre carré de cour ou de jardin, etc. ; quand au contraire l'eau consommée donne lieu à un mesurage, les perceptions sont le plus souvent calculées d'après le volume constaté^ soit à un taux uniforme de tant par mètre cube, soit à un taux variable, suivant une progression continue ou par échelons, etc.

t80. lloflcfi fie livraison. — Depuis Tintroduction du système moderne des abonnements et la généralisation des services à pression constante, les consommateurs jouissent habituellement de leurs prises en tout temps, d'une manière continue. Mais tantôt ils peuvent user de Teau à leur volonté, ouvrant leurs robinets quand il leur plaît, et disposant ainsi d'une alimentation illimitée^ soit qu'ils aient le droit de consommer pour un prix fixé d'avance les volumes quelconques dont ils se trouvent avoir besoin — c'est le cas des concessions à robinet libre — soit qu'un appareil spécial, le com/)/e?/r, interposé sur la canalisation, mesure ce volume au passage. Tantôt au contraire l'alimentation est rigoureusement/mzVee chaque jour à un volume déterminé, qui est fourni ou tout à la fois, à un certain moment de la journée, ou plus ordinairement peu à peu, par un écoulement permanent — c'est le cas des abonnements à \dL jauge.

Pratiquement, et sauf pour les gros abonnements industriels, l'alimentation limitée, l'emploi de la jauge, ne répond plus aux exigences du service privé ; le mince filet d'eau, qui correspond à la dépense totale des vingt-quatre heures, ne fournit en effet qu'en un temps beaucoup trop long un volume utilisable; et Tartifice, par lequel on corrige cet inconvénient, en faisant aboutir le branchement alimentaire à un petit réservoir parliculier, oi^i s'emmagasine l'eau non immédiatement utilisée

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pour constituer un approvisionnement dans lequel on puisera ensuite à volonté, est lui-même défectueux, car le réservoir est, dans bien des cas, une sujétion fort gênante et d'autre part l'eau y perd vite ses qualités les plus appréciées de fraîcheur et de pureté. Par contre, l'alimentation illimitée prête si aisément au gaspillage que, depuis l'extension des emplois de Teau dans les habitations, il n'est plus possible de conserver, dans les grandes villes, l'usage du robinet libre, que n'ont pu sauver les dispositifs les plus ingénieux, à repoussoir, incalables^ ou intermittents. Il n^est donc pas étonnant que la délivrance de l'eau par Fintermédiaire de compteurs ait fait de rapides progrès; et l'on admet aujourd'hui sans conteste, malgré le coût de l'appareil et la perte de pression qu'il occasionne — dont une fabrication perfectionnée tend au surplus à réduire l'influence — que le compteur est le meilleur mode de livraison de Teau à domicile.

jauge remonte à une haute antiquité; couramment employée dans les distributions^eau romaines, elle était constituée par un bout de tuyau de longueur et de calibre déterminés. Aujourd'hui elle consiste en un robinet pourvu d'un diaphragme,

dans lequel on perce un trou de section convenablement calculée, et qui est placé sur le parcours du branchement. Pour empêcher l'agrandissement du trou par usure, on emploie comme diaphragme une lentille en matière dure, acier, verre, agate ; pour en éviter Tobstruction par les menus corps en suspension dans Teau, on le protège par l'interposition d'une petite grille à mail-

les serrées. Le robinet de jauge est habituellement accompagné d'un robinet d'arrêt ; souvent même la pièce qui le porte en comprend deux, disposés de part et d'autre, afin de pouvoir isoler la jauge pour les visites ou les réparations : le tout est placé sous une bouche à clé à deux ou trois ouvertures, noyée dans le trottoir au droit et à l'extérieur de la maison desservie.

Tout compteur d' eau est un petit moteur hydraulique, mis en mouvement par l'eau même dont il enregistre le passage et qui entraîne les roues dentées de l'appareil totalisateur. 11 faut évidemment que la force employée par ce petit moteur soit très minime pour ne pas réduire la pression au delà du nécessaire, que son inertie soit presque nulle, de manière à obéir au moindre mouvement de l'eau et s'arrêter dès la cessation de l'écoulement, qu'il exige peu d'entretien et coûte le moins cher possible; il faut aussi qu'il assure un mesurage d'une exactitude suffisante, à une très faible tolérance près, quelles que soient les variations de l'écoulement, qu'il résiste à des pressions diverses et souvent considérables, etc. : tant d'exigences, dont quelques-unes sont presque contradictoires, font du compteur un instrument de précision, qui a provoqué bien des recherches avant d'aboutir à des résultats pratiques. Le règlement en vigueur à Paris depuis 1880 demande que les compteurs restent étanches sous une pression de 15 atmosphères, fonctionnent régulièrement avec des pressions comprises entre 1 et 70 mètres, enregistrent les écoulements ordinaires sans écart supérieur à 8 0/0 et seulement dans le sens favorable à l'abonné, et marquent à 20 0/0 près les débits

les plus minimes (^^^^ à ^^^^ du maximum^ : ces conditions, très rigoureuses et très strictement appliquées, écartent un certain nombre de compteurs qui sont ailleurs en usage ; mais, à mesure que la construction progresse, les exigences tendent à augmenter partout, et le règlement, en voie d'élaboration au laboratoire d'essai du Conservatoire des Arts et Métiers ne paraît pas devoir échapper à cette règle générale. Signalons en passant qu'il est bon de placer à l'amont du compteur un clapet qui s'oppose au retour de Teau en cas de dépression dans la conduite publique.

On divise les compteurs usuels en deux catégories, les compteurs de vitesse et les compteurs de volume : les premiers comportent une sorte de turbine ou de roue dont l'eau détermine la rotation, les seconds présentent une ou plusieurs capacités de volume rigoureusement déterminé qui s'emplissent et se vident alternativement ; ceux-ci sont plus précis, donnent des indications plus sûres, mais demandent un ajustage plus soigné, comportent plus de frottement et coûtent généralement plus cher ; ceux-là sont moins compliqués, moins coûteux aussi, mais leur précision est moindre, leur inertie marquée ; les premiers sont très répandus en Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis ; les seconds, exclusivement employés à Paris dès l'origine, sont de plus en plus usités en France et à l'étranger, grâce aux progrès de la fabrication et à l'abaissement des prix. Parmi les

compteurs de la première catégorie, on peut citer comme type d'appareil à turbine celui de la maison anglaise Siemens, de Rotherham, où le mécanisme de commande des aiguilles, la minuterie, est entièrement noyé dans Thuile, et oii l'eau, arrivant par le haut, appuie l'organe de rotation sur son pivot ; comme type d'appareil à roue, celui de la maison allemande Siemens et Halske, de Berlin, qui comporte un disque monté sur axe vertical et armé de quatre palettes, que l'eau vient frapper en se dirigeant de bas en haut ; on peut en rapprocher nombre d'appareils en usage, tels que les compteurs Tylor, Faller^ Leopolder, Rosenkranz, etc. ; la turbine universelle coristruite à Paris par la Compagnie pour la fabrication des

compteurs se rattache au premier de ces deux types, mais l'eau y pénètre par dessous comme dans le second et se distribue dans les aubes par l'intermédiaire d'une couronne d'injection. Dans les compteurs de la seconde catégorie, Torg-ane mobile est souvent un piston qui se déplace dans un cylindre : c'est le cas du compteur anglais Kennedy, à un cylindre vertical, un des plus

anciennement en service, où la garniture est formée par un simple tore en caoutchouc, et la distribution commandée par

un robinet à quatre eaux, déplacé par l'action d'un marteau ou contrepoids ; c'est aussi celui du compteur Frager, dont le modèle 1883, très en faveur à Paris, comporte deux cylindres verticaux, à double effet, avec distribution à tiroirs; d'autres appareils de la même classe, également en usage, en diffèrent soit par la disposition des cylindres, horizontaux au lieu d'être verticaux, soit par leur nombre, qui est dans quelques-uns de trois ou de quatre ; on en a établi aussi où le piston est remplacé par une sorte de dia-

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phragme ou membrane ; dans le Crown meter américain, l'org-ane mobile est un disque denté, qui lourne librement à l'intérieur d'une couronne ég-alement dentée. Dans ces derniers temps, un autre type de compteur de volume, plus petit, plus léger, moins bruyant, moins coûteux aussi, et d'une égale exactitude, construit d'abord par le Français Lambert, est entré dans la pratique;, en Amérique, sous le nom de compteur Thomson, et s'est répandu en France, sous les désignations de compteur Eyquem, Etoile, Eclair, etc. ; une chambre d'eau unique, en bronze, y est partagée en deux parties, de forme variable mais de capacité constante, par un disque circulaire en ébonite, traversé par un arbre incliti^, qui^, décrivant un cône de révolution, lui communique un mouvement oscillatoire régulier.

Quel que soit le modèle de compteur qu'on choisisse, il faut, pour en tirer bon parti, soumettre les appareils à des vérifications, auxquelles on ne saurait apporter trop de soin : tout compteur, avant la mise en service, doit subir une épreuve méthodique et prolongée, pour la constatation de ses qualités ; il doit ensuite demeurer soumis à une surveillance effective et à des essais périodiques, dont le but est de reconnaître s'il les conserve ou s'il a besoin de réparations. Dans les grandes villes on dispose à cet effet un atelier spécial, avec rampe d'essai, et un système de poinçonnage rigoureux.

t8t. Réglementation usuelle des afionnenients. — Tout

service d'eau comporte un. règ lement ^ qui résume les conditions auxquelles sont soumises les fournitures d'eau et subordonnés les abonnements. L^acte qui constate l'engagement réciproque de l'abonné et de l'exploitant, la police^ comme on l'appelle généralement, vise d'ordinaire ce règlement, dont les signataires déclarent faire la loi des parties.

Outre les stipulations relatives aux modes de livraison de l'eau et à l'application des tarifs, dont il a été traité au paragraphe précédent, on y trouve un certain nombre de dispositions, variables suivant les circonstances et les usages locaux^ concernant la forme et la durée des abonnements, les travaux d'installation et d'entretien des prises et branchements, Tentretien des appareils de mesure, la surveillance de la canalisation intérieure, les usages divers de Teau, le système de perception des redevances, les cas fortuits ou accidentels, etc.

L'abonnement est ordinairement contracté par le propriétaire de l'immeuble, ou tout au moins avec son autorisation, s'il est au nom d'un locataire ; sa durée est le plus souvent d'une année, avec tacite reconduction d'année en ànnée, à défaut de congé signifié trois ou six mois d'avance par l'une ou l'autre partie. Il comporte souvent un minimum de prix, payable en tout état de cause et quelle que soit la consommation réelle, puis des suppléments^ calculés d'après le nombre des appareils spéciaux, les divers usages desservis, etc., ou des excédents^ applicables aux volumes constatés au delà du minimum.

Les travaux exécutés sous la voie publique, entre la conduite de distribution et le mur de face de l'immeuble, sont presque toujours réservés à l'exploitant ou à ses entrepreneurs, soumis à des prescriptions spéciales, portant sur les dimensions et la nature des tuyaux, les types et l'emplacement des appareils, etc.^ et réglés d'après une série de prix annexée au règlement luimême ; en général, chaque abonnement doit obligatoirement donner lieu à une prise particulière, et les appareils de jauge sont placés à l'extérieur, sous le trottoir, près de la pénétration des branchements dans les immeubles correspondants, les compteurs au contraire à l'intérieur, mais le plus près possible de cette pénétration et dans un endroit facilement accessible. Les travaux intérieurs sont au contraire entièrement abandonnés aux abonnés, qui les peuvent exécuter en toute liberté et en conservent la responsabilité tout entière, à la condition de se conformer seulement à certaines indications tutélaires, destinées à éviter le gaspillage^ les trop grandes réductions de pression, les dispositions contraires à l'hygiène, les coups de bélier^ les effets

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de la gelée, les communications dangereuses, les prises clandestines, etc. La même dualité de régime est souvent étendue à l'entretien, réservé expressément à l'exploitant pour les ouvrages extérieurs, quoique aux frais de l'abonné, et laissé aux soins de ce dernier pour la canalisation et les appareils intérieurs.

La nécessité d'une surveillance efficace conduit d'ailleurs à insérer, dans la plupart des règlements, une clause, en vertu de laquelle les agents de l'exploitation ont le droit de visiter les travaux faits dans l'immeuble, d'en opérer le récolement, d^en vérifier à toute époque la consistance et le maintien en bon état. Les compteurs, en particulier, qu'ils soient la propriété des abonnés ou en location, demeurent soumis à une observation rigoureuse, et l'entretien en est souvent obligatoirement réservé à l'exploitant.

Certains usages de l'eau sont parfois interdits, tels que les écoulements continus par exemple ou l'utilisation pour la production de force motrice ; d'autres ne sont admis que moyennant une demande préalable d'autorisation ou des dispositions spéciales ; dans le cas oii les distributions comportent plusieurs natures d'eau distinctes, chacune a sa destination particulière et doit y être réservée, etc. ; presque toujours il est défendu de faire commerce de Feau, d'en céder même gratuitement à des tiers, etc.

Le prix des travaux d'installation, faits par l'exploitant au compte de l'abonné, est ordinairement stipulé payable avant toute livraison de l'eau. Quant au paiement des fournitures d'eau et des travaux d'entretien, il se règle habituellement par semestres ou par trimestres. En cas de contestation sur les indications du compteur, l'abonné peut en demander la vérification à ses frais : il n^a d'ailleurs pas le droit d'en briser le cachet et par conséquent de le réparer ou de le déplacer sans avis préalable ; on en est quitte, si l'appareil de mesure s^est dérangé, s'il s'est arrêté par exemple sans faire obstacle à l'écoulement, de se reporter aux relevés des périodes précédentes et d'en étendre l'application. Dans le cas oii le paiement n'est pas effectué à l'époque prévue, le moyen de coercition le plus souvent stipulé consiste dans la fermeture du robinet de prise.

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