CHAPITRE III. - LES EAUX DE SUPERFICIE
les mers à marées accentuées. Suivant que, dans la succession des pentes, ce sont les plus fortes ou les moindres qui dominent, les cours d'eau soni ou. torrentiels ou tranquilles ; fréquemment torrentiels dans la partie haute, tranquilles au-delà, ils méritent la dénomination de cours d'eau mixtes. La moyenne générale des pentes est, pour l'ensemble des bassins français, de 1 m. 52 par kilomètre ; 2 m. 86 pour le bassin de la Garonne, 2 m. 28 pour celui du Rhône, et seulement 1 m. 23 et 0 m. 95 pour ceux de la Loire et de la Seine : quant aux pentes des cours d'eaux eux-mêmes, elles varient de 1 m. 65 à 0 m. 02 par kilomètre pour la Garonne, de 0 m. 71 à 0 m. 04 pour le Rhône depuis son entrée en France, de 17 m. àOm. 11 pour la Loire, avec une moyenne de 1 m. 44.
Les cours â!eau torrentiels sont à proprement parler de grands torrents à l'état de régime, dont le développement est considérable, la pente générale modérée, et où Ton observe presque toujours des dépôts de l'origine à l'extrémité. Souvent ils ont remplacé des chapelets de lacs, dont certains signes non équivoques
démontrent l'existence à une époque reculée : ces lacs se sont comblés, leurs seuils se sont abaissés et les anciennes cataractes ont disparu pour faire place à la série continue des pentes actuelles. En général ils reçoivent les eaux d'un bassin étendu