RÉSEAUX D'ÉGOUTS
ne provoque des dépôts ; cette différence est rachetée par une petite chute ou par un plan incliné.
t»0. Mode de constrncUon. ~ Les égouts fonctionnant en général comme aqueducs libres et n'ayant à supporter que très exceptionnellement des pressions intérieures, l'épaisseur de leurs parois ne se détermine que dans des cas assez rares au moyen des formules applicables aux conduites forcées ; le plus souvent on n'a guère à se préoccuper que des poussées extérieures, et, dès lors, les formes circulaire et ovoïde, auxquelles on a été conduit par des considérations relatives à Técoulement, se trouvent être également très favorables au point de vue de la résistance : aussi la pratique moderne a-t-elle pu admettre des conduits et des galeries à parois minces, partant très économiques. Les tuyaux en grès ou en béton, dont on fait usage pour les égouts de petite section, ne reçoivent que des épaisseurs très faibles, 0 m. 01 à 0 m. 02 pour le grès, 0 m. 03 à 0 m. 06 ou 0 m. 08 pour le béton ; les galeries en maçonnerie, si elles sont, comme à Paris, construites en matériaux très résistants (meulière et ciment), ou en bonnes briques, comme en Angleterre et en Allemagne, présentent
aussi des parois de si minime épaisseur qu'elles surprennent tout d'abord, surtout si l'on songe qu'elles supportent la circulation si intensive de nos voies publiques. Toutes proportions gardées, les
épaisseurs de Om. 40 à la
clé et 0 m. 60 aux naissances, admises pour le plus grand des collecteurs généraux de Paris, celui de Clichy, dont la voûle a 6 mèlres d'ouverture, sont encore remarquableuient faibles et n'en ont pas nnoins donné toute satisfaction.
Les tuyaux en grès vernissé s'enaploient généralenient pour les conduits de petits diamètres, de 0 m. 10 et 0 m. 15 à 0 m. 50 ; au delà, on préfère d'habitude le béton moulé; désormais le béton armé a sa place marquée dans la construction des égouts, soit pour les tuyaux de grande dimension, soit aussi pour ceux de tous diamètres qui sont exposés à supporter des pressions intérieures ; même dans ce dernier cas^ on n'aura plus que très rarement recours à la fonte^ encore moins à la tôle de fer ou d'acier. La maçonnerie, employée pour la construction des galeries, demande d'autant plus à être faite avec soin que les épaisseurs en sont plus faibles ; aussi s'attache-t-on à n'y faire entrer que des matériaux résistants : le mortier de ciment y est préféré pour ce motif à celui de chaux ; il a d'ailleurs l'avantage de se prêter à un décintrement plus rapide, ce qui diminue à la fois la dépense des boisages et la durée de l'ouverture, souvent si gênante, des tranchées. D'autre part, comme la maçonnerie, même en mortier gras, n'est jamais étanche, il est indispensable d'en revêtir la face interne, en contact avec les eaux souillées, d'un enduit imper-