CHAPITRE XXVL - RÉSEAUX D'ÉGOUTS
trappes à charnières, en fonte unie ou en lôle striée, pourvues de serrures fermant à clé^ y sont substituées, quand il s'agit d'ouvertures sous trottoirs de dimensions plus considérables ; enfin on y ajoute à demeure^ dans certains cas, des garde -orifices démontables, qui servent à entourer les ouvertures béantes, afin de parer au danger auquel elles exposent les passants.
191. Apei*en des dépcaises. — Le prix des égouts est généralement établi sous forme synthétique, au mètre courant, et comprend à la fois la tranchée, les boisages, la fourniture et remploi des matériaux^ etc., ce qui rend et les règlements décompte et les comparaisons faciles.
Pour les canalisations en tuyaux de grès, il ne varie pas considérablement d'une localité à l'autre ; elles sont revenues à Berlin de 18 à 41 francs le mètre courant, pour les diamètres de 0 m. 21 à 0 m. 48. Il en est à peu près de même pour le ciment armé. Les divergences sont plus grandes pour le béton moulé, qui se ressent plus des variations de la valeur locale des matériaux et de la main d'œuvre, plus grandes encore pour la maçonnerie, de sorte que le prix de revient des galeries est très différent dans les diverses villes : on a pu établir à Paris des galeries de 2 mètres de hauteur et 1 mètre d'ouverture pour 50 francs le mètre courant, tandis qu^à Berlin les types de 1 m. 80 à 2 mètres de hauteur ontété payés de 175 à 375 francs, qu'à Dresde celui de 1 m. 50 de hauteur a coûté de 90 à 100 francs. On voit donc que, là oii, comme à Paris, les matériaux de bonne qualité sont à bon marché, l'écart entre les prix des tuyautages et des galeries maçonnées est beaucoup moins considérable qu'on ne se l'imagine a p7'iori.
Les ouvrages accessoires, nombreux et variés, sans lesquels aucun système d'égouts ne pourrait fonctionner utilement, entrent toujours pour une forte part dans la dépense totale, qui est, par suite, au mètre linéaire, très supérieure au prix du mètre courant de tuyau ou de galerie : l'écart atteint fréquemment 50 p. 0/0 et plus ; il est plus considérable pour les canalisations en grès que pour les égouts en maçonnerie^ à cause de la multiplication obligée des regards, de la complication plus grande des bou-
elles, et lend encore à en rapprocher les prix de revient. Il est ea conséquence d'une écononnie bien entendue de réduire au strict nécessaire les ouvrages accessoires, et de les traiter avec sobriété, ce qui suppose une élude serrée, à laquelle on ne saurait apporter trop de soin : c^est là au surplus que doit porter le principal effort, car il est beaucoup plus difficile d'opérer d'innportantes réductions sur les ouvrages principaux, qui, une fois les sections et les pentes déterminées^ le débouché choisi, se trouvent commandés par les circonstances et ne se prêtent plus guère à des modifications utiles.
Quand on veut se rendre compte du prix de revient réel de Tensemble des travaux d'assainissement d'une ville et le mettre en parallèle avec les dépenses faites ailleurs pour le même objet, on fait ressortir volontiers le coût par habitant : c'est un terme de comparaison commode, mais imparfait, car il ne lient pas compte de bien des considérations qui influent sur Timporlance des travaux, telles que la superficie desservie^ la quantité d'eau distribuée, les volumes d'eaux pluviales écoulés, etc. Quoi qu'il en soit, il n'est sans doute pas inutile de signaler que le coût par habitant se tient habituellement entre 20 et 100 francs, qu'à Berlin et à Paris, pour des installations de type bien différent, il esta peu près identique et voisin de 7S francs. Parfois aussi on rapporte la dépense au volume d'eau écoulé, et l'on prend pour unité et comme élément de comparaison le prix global par mètre cube et par jour.
t92. ïustriiction des projets. RcissoiiFceii sipécialej§i. —
Un peu moins compliquée que celle des projets de distribution d'eau, puisqu'elle ne comporte ni consultation géologique ni analyses préalables, l'instruction des projets d'assainissement urbain (construction d'égouts avec ou sans épuration consécutive) est à peu de chose près cependant soumise à des règles semblables. Même marche à suivre, mêmes compétences, mêmes actes administratifs. L'intervention des ministères de l'Agriculture et des Travaux publics y est moins sou vent obligatoire, le premier n'ayant à examiner que les cas de déversement de Tefflux dansles cours d'eau non navigables ni flottables, le second ceux où le