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CHAPITRE XXVII. - CURAGË DES ÉGOUTS

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Gonlente d'amener l'eau dans des regards^ transformés en chambres à cet effet, au moyen d'un tonneau roulant ou à l'aide de boyaux flexibles raccordés sur des appareils de lavage ou d'arrosage de la voie publique ; plus souvent, on établit, en tête des petits égouts, ou en des points convenablement choisis sur leur parcours, des chambres spéciales^ dites réservoirs de chasse, o\x les lâchures peuvent être provoquées par des appareils appropriés, tantôt manœuvrés à la main^ tantôt fonctionnant périodiquement d'eux-mêmes, sans aucune intervention. Parmi ces derniers, le siphon automatique^ imaginé par l'ingénieur anglais Rogers Field, et perfectionné depuis par divers spécialistes, a reçu des applications si nombreuses qu'on peut le considérer comme ayant grandement contribué à la diffusion de l'emploi des chasses dans les réseaux d'égouts modernes.

Cet appareil se compose essentiellement d'une cloche renversée, qui recouvre un tube vertical, placé dans le réservoir et béant à la partie supérieure, lequel communique d'autre part avec l'orifice par où doit se produire la chasse : l'ensemble constitue un siphon, dont l'amorçage s'effectue au moment précis oh l'eau atteint ou plutôt dépasse légèrement le sommet du tube, par suite de la délente brusque de Tair emprisonné et comprimé sous la cloche par la montée de l'eau. C'est cet amorçage assez délicat que les perfectionnements successifs ont eu pour objet de rendre plus sûr. La figure ci-dessous indique, dans les diffé-

rentes phases de son fonctionnement^ un des dispositifs qui se sont le plus répandus.

Le réservoir de chasse est constitué le plus souvent par une

portion de Fégout, isolée par des mureltes, soit à la partie supérieure d'une ramification en impasse, soit au point heurt d'un égout à deux versants : le siphon automatique y est installé à demeure et présente un ou deux départs, suivant qu'on se trouve dansTunouTautrecas ; une jauge, convenablement réglée, pourvoit àl'alimentation. A Paris, oij l'on compte ces appareils par millions

et où ils rendent de précieux services, les réservoirs^ d'une capacité de 6 à 10 mètres cubes, se remplissent une, deux ou trois fois par vingt-quatre heures ; ils ne se vident qu'incomplètement au moment de la chasse, conservant à la partie inférieure une tranche d'eau en réserve, que les ouvriers chargés du curage peuvent utiliser en tout temps, au moyen d'une vannette à main qui commande un orifice spécial, afin de s'aider dans le travail

d'enlèvement des sables, que les chasses ne parviennent pas à entraîner.

t»5. E^&tractiou des matières solides. — Peu abondants en égout, quand les bouches de la rue sont systématiquement siphonnées, les fumiers se rencontrent, au contraire, en grande quantité, dans les galeries en communication avec les voies publiques par des bouches librement ouvertes : il faut alors, pour éviter les obstructions qu'ils occasionneraient, les arrêter en tête des siphons, à l'entrée des usines élévatoires, etc., ce qui se fait le plus souvent au moyen de grilles, à barreaux métalliques, fixes

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