CHAPITRÉ XXVII. - CURAGE DES ÉGOUTS
OU mobiles, de dispositions très variées. Ces grilles, se garnissant très rapidement, risqueraient de se transformer bientôt en de véritables barrages, si Ton ne prenait grand soin de les débarrasser au furet à mesure des matières qui s'y accumulent; et comme, dans certains cas, il en résulte un travail assujettissant et pénible, on a été amené à imaginer, notamment à Paris, à Londres, à Glasgow, à Hambourg, à Francfort, etc., des engins mécaniques, mus par un moteur quelconque, et qui, recueillant automatiquement les fumiers arrêtés sur les grilles, les déversent soit sur les planchers, où Ton en fait l'enlèvement, soit mieux encore dans les wagonnets^ qui servent à les charrier, ou sur des transporteurs mécaniques, qui les dirigent vers le lieu d'évacuation.
Un autre mode d'arrêt des fumiers consiste à placer sur le parcours de Tégout une cloison verticale fixe, dépassant le niveau supérieur de l'eau et ne descendant pas jusqu'au radier, de manière à obliger les filets liquides à s'infléchir vers le bas : la plupart des corps flottants, ne pouvant suivre le mouvement descendant, s'accumulent à la surface en amont de la cloison, ou il est facile de les recueillir à Faide de râteaux ou de fourches.
L'extraction des sables, qui se déposent dans les conduits en tuyaux de petits diamètres, se fait par les regards, disposés à cet effet en chambres de travail, et au moyen d'outils spéciaux^
qu'on emmanche au bout de longues tiges, formées de bouts vissés les uns à la suite des autres, et qu'on manœuvre de manière à ramener les corps solides vers les regards, d'où ils sont ensuite extraits au seau. Les outils affectent, suivant les cas, la forme de crochets, de pics, de griffes, de rabots, de hérissons, etc. On facilite grandement ce travail assez pénible en rapprochant les regards et en interposant des cheminées d'éclairage. Parfois on est parvenu à substituer au travail à bras le passage automatique d'engins formant pistons et progressant seuls sous une petite charge d'eau, tels que brosses, racloirs, boules.
Dans les galeries, construites en vue d'un accès et d'une circulation faciles, l'enlèvement des sables est fait aisément, par les ouvriers qui s'y introduisent et les parcourent, à l'aide de la pelle ou du rabot, leur transport au moyen du seau ou de la brouette jusqu'au regard le plus voisin, qui sert à l'extraction. Lorsqu'on dispose d'un courant d'eau suffisant, on peut procéder plus économiquement en appliquant un système de chasse mobile y analogue à ceux qui servent au dévasement de certains cours d'eau : l'outil employé dans les égouts de Paris sous le nom de mitrailleuse^ a été vraisemblablement un des premiers engins
de ce genre ; c'est une sorte de brouette qui porte une vanne et