‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 52 sur 415 · CHAPITRE IV — LES EAUX SOUTERRAINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV — LES EAUX SOUTERRAINES

viennent se précipiter les eaux sauvages et qu'on connaît sous le nom de bétoires en Normandie, ^^aveyis en Provence et dans le pays des Gausses \ de hoit-tout dans d'autres régions^ sortes de cheminées béantes ou plus ou moins remplies de matières meubles^ habituellement absorbantes, mais dont quelques-unes fonctionnent aussi parfois comme trop-pleins des nappes correspondantes et prennent l'apparence de sources, quand le niveau piézométrique vient à s'élever au-dessus de celui des orifices. Souvent aussi, le toit des canaux ou des cavernes venant à s'effondrer par places, il se forme des fontis analogues à ceux qu'on observe fréquemment au-dessus des carrières souterraines et qui viennent apparaître à la surface du sol sous forme de dépressions localisées, qu'on désigne en Normandie du nom de mar délies.

C'est dans de pareils terrains qu'on voit quelquefois des ruisseaux ou des rivières même disparaître, soit par absorption progressive dans le sol, comme certains affluents de la Seine, tels que la Laignes en Bourgogne^ la Rille en Normandie, ou le cours supérieur de l'Avre et de l'Iton, tributaires de l'Eure, soit par engouffrement total et subit, comme le Rhône près de Bellegarde^ la Recca non loin de Trieste, alors qu'en aval et dans le prolongement des mêmes vallées on trouve tantôt de véritables réapparitions ou résurgences de ces cours d'eau, tantôt de grandes sources, dont ils fournissent vraisemblablement en partie l'alimentation.

S». Sources. — Les sources sont dues au déversement superficiel ou à l'émergence de nappes ou de veines d'eau souterraines. Ce sont des sortes de trop-pleins par lesquels elles se déchargent en partie à la surface du sol, tantôt d'une manière temporaire et intermittente, tantôt d'une façon permanente et continue, éphémères dans le premier cas, pérennes dans îe second.

(l) l^lateau central.

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