PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE
Cette explication si simple ne remonte pas à une haute antiquité, et l'on a durant de longs siècles attribué aux sources une origine mystérieuse, considéré leur fonctionnement intermittent comme une des bizarreries les plus surprenantes de la nature, si bien que Bernard Palissy allait à l'encontre des préjugés de son époque quand il a écrit : « La cause pourquoi les eaux se trouvent tant es sources qu'es puits n'est autre qu'elles ont trouvé un fond de pierre ou de terre argileuse, laquelle peut tenir l'eau autant bien comme la pierre ». De là sans doute cette vénération dont les sources ont de tout temps pour ainsi dire été l'objet, la place qu'elles tiennent dans les préoccupations religieuses et les superstitions populaires, le choix de leur voisinage pour l'implantation de certains temples consacrés à la divinité, l'attribution qui leur a été faite si fréquemment au moyen âge des noms des saints^ la croyance persistante aux vertus miraculeuses de leurs eaux, que leur limpidité et leur fraîcheur ont à toute époque fait particulièrement rechercher par les populations.
Très petites et disséminées sur toute la surface du pays quand elles proviennent des nappes essentiellement limitées et irrégulières qui se forment aux affleurements des terrains imperméables, comme le granité ou le lias, dans les masses plus ou moins meu-
Sources - ^
bles provenant de la désagrégation de ces terrains par les agents atmosphériques, les sources sont encore nombreuses, mais plus
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régulièrement distribuées, lorsqu'elles sortent de terrains aqui-