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CHAPITRE lY

LES EAUX SOUTERRAINES

fères entièrement perméables et à texture homogène — grains fins ou petites diaclases — dont les affleurements inférieurs donnent partout issue à l'eau qu'ils renferment : le lieu des suintements est alors la ligne séparative du terrain aquifère et de la couche imperméable sur laquelle il repose ; le plus souvent à flanc de coteau, ces suintements ne prennent quelque importance que dans les plis synclinaux de la couche sous-jacente. Elles peuvent devenir çà et là plus considérables quand le terrain aquifère présente au contraire une composition variable, plus perméable dans certaines parties que dans d'autres, les premières jouant alors le rôle de drains.

Si la couche imperméable se trouve à un niveau inférieur à celui des vallées, les sources se produisent au fond de ces vallées, et par émergence, toutes les fois que le niveau supérieur de la nappe vient à en dépasser l'altitude, sauf dans le cas assez fréquent oh le fond et les talus des vallées perméables sont recouverts d'éboulis ou d^alluvions plus ou moins perméables fermant le passage aux filels d'eau qui tendent à s'y faire jour : les sources n'apparaissent alors qu'au-dessus de ces dépôts, à flanc

de coteau, si le niveau piézométrique s'élève jusque-là, ou dans le fond de la vallée quand les eaux en pression sont parvenues à se frayer un chemin dans l'épaisseur des alluvions et viennent ainsi émerger à la surface. Ailleurs c'est une faille, une arête anticlinale qui les dévie et en change le lieu d'apparition.

Dans les terrains fissurés, les sources sont constituées par le débouché au jour des canaux où les eaux ont pris leur écoulement. C'est dans cette catégorie qu'en rencontre naturellement celles qui ont le débit le plus considérable ; et Fon en donne volontiers pour type la magnifique source de la Sorgue (affluent

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