‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 67 sur 415 · CHAPITRE V. - EFFETS PRODUITS PAR LES EAUX · texte numérisé non relu

CHAPITRE V. - EFFETS PRODUITS PAR LES EAUX

des voies de communication et, dans la partie basse, l'invasion par les eaux des campagnes et des villes, le dépôt de matériaux stériles sur les terres en culture, la destruction des digues, des ponts, etc.

En hiver, lors des grands froids, les cours d^eaux charrient des glaçons, qui, à certains moments, se soudent, couvrant alors toute la surface d'une rive à l'autre, puis augmentant d'épaisseur, forment bientôt une couche assez résistante pour qu'on y puisse circuler sans danger : il en est ainsi chaque année pour la Néva à Saint-Pétersbourg, et Ton pose en hiver des voies ferrées sur la glace en travers du fleuve Saint-Laurent. Quand la chaleur revient, un efl'et inverse se produit, la glace fond, se désagrège, les glaçons se détachent, s'en vont au fil de l'eau, diminuent, puis disparaissent. Parfois le phénomène se complique et il peut devenir dangereux pour la conservation des ouvrages ': Taccumulation des glaces constitue d'énormes embâcles, qui, se mettant tout à coup en mouvement, lorsque la masse commence à fondre, produisent CQS débâcles dont les effets sont si redoutables : en 1879-80, Tembâcle à Saumur formait un banc de 8 kilomètres de long sur un de large et 6 à 7 mètres de profondeur, soit une masse de 50 millions de mètres cubes, à travers laquelle, afin de prévenir un désastre, on dut ouvrir un chenal à la dynamite ; à la même époque, sur la Saône, à Lyon-Vaise, il y avait une masse de glace de 5 millions de mètres cubes qui formait barrage et qui a déterminé à un moment donné un relèvement du plan d'eau en amont de plus de trois mètres ; à Paris, on ne put conjurer la débâcle qui emportâtes cintres et les arches en construction du pont des Invalides.

33. OfiTctsi desi eatBx doa*Ë£iaiites. — En raison de leur immobilité même, les eaux dormantes ne produisent pas d'effets aussi complexes ni aussi importants.

Il y a lieu de signaler cependant le développement considérable de la végétation aquatique dans les étangs^ où les plantes, pourrissant sur place, contribuent à la formation de vases, très chargées de matières organiques, qui communiquent à l'eau une saveur et une odeur particulières et y créent assez souvent de redoutables foyers d'insalubrité.

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