CHAPITRE PREMIER
LES EAUX MÉTEORIQUËS
So.vnrAiRE : 9. Aspects divers des eaux météoriques; 10. Comjjosilion des eaux météoriques; 11. Pluviométrie ; 12. Régime des pluies
9, A»peeifi illTers des eaux météoriques. — Dans ic cycle continu que parcourt l'eau en son nnouvement incessant à la surface du globe^ les phénomènes de la condensation de la vapeur dans l'atmosphère, de la formation des eaux météoriques, qui en est le résultat immédiat, et de leur précipitation plus ou moins rapide à la surface du sol, constituent évidemment le point de départ naturel d'une étude générale de ï hydrologie.
Or, dès que l'air saturé d'humidité éprouve un refroidissement, sous rinfluence d'une cause quelconque, telle que la rencontre d'un courant d'air froid ou le contact avec la cime des hautes montagnes, la vapeur d'eau qu'il renferme ne tarde pas à former une infinité de très petites gouttes d'eau, dites globules^ parfois de fines aiguilles de glace, soile de poussière liquide ou solide^ dont l'agglomération en masses étendues donne naissance aux nuages. De dimensions et de formes extrêmement variables^ les nuages ont le plus souvent plusieurs centaines de mètres d'épaisseur, parfois un ou deux kilomètres. Suivant leur forme et leur aspect on leur applique des désignalions différentes : le cumulus est ce gros nuage blanc, floconneux, à contours arrondis, qu'on voit au cours de Tété apparaître çà et là