‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 81 sur 415 · PREMIERE PARTIE. - HYDROLOGIE · texte numérisé non relu

PREMIERE PARTIE. - HYDROLOGIE

les barrages en pierres sèches, dont le fruit est le plus souvent de 0,25, et au milieu de la hauteur pour les barrages mixtes dont le

fruit ne dépasse pas 0,20. Les grands barrages sont toujours accompagnés à'ouvrages accessoires^ destinés principalement à combattre les afFouillements,qui tendent à se produire, soit au pied du barrage, soit sur les côtés : ce sont d'une part des avantradiei's^ formés de gros blocs ou de grillages en bois garnis de galets, de fagots^ de saucissons, etc., ou des contre-barrages, retenant une certaine quantité d'eau et amortissant l'effet de la chute ; d'autre part on emploie des murs en aile, des perrés ou des clayonnages, pour la défense des berges, et l'on procède assez souvent au façonnage du lit aux abords, au moyen de clayonnages ou de revêtements maçonnés.

En principe, les travaux devant être limités au bassin de réception, il ne devrait y avoir rien à faire dans le goulot ou sur le cône de déjection. On est amené cependant à y entreprendre parfois quelques travaux, par lesquels on cherche surtout à maintenir le torrent dans le lit qu'il s'est formé lui-même et à en empêcher les divagations : tantôt on relève les blocs éboulés, et Ton s'en sert pour former des digues longitudinales ou renforcer les bourrelets naturels qui en tiennent lieu ; tantôt on établit, en vue d'emmagasiner les dépôts en des points convenablement choisis, des chambres de dépôts suivant les dispositions recommandées par Demonlzey et que représente la figure ci-après ; des grilles et une vanne placées à l'aval ne laissent passer que des eaux décantées ; une première place de dépôt remplie à la hauteur voulue, on en établit une seconde et on boise la première de manière à fixer définitivement le sol. Parfois on se con-

Page 1