PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE
plus facile et plus économique par Temploi d'autres engins.
C'est ainsi que sur le canal de TOurcq on a substitué d'abord à la faux ordinaire un instrument, dit faux en ciseau, composé de deux lames droites, formant les côtés égaux d'un triangle isocèle, et disposé de manière à faire avec la direction du manche un angle dont la tangente est égale
au rapport-— : on le manœuvrait du haut
d'un bachot et il fallait employer une équipe de cinq hommes, tant pour se servir de l'outil que pour diriger l'embarcation. On a obtenu de meilleurs résultats avec le faucard^ qui se compose d'une série de lames de faux dont le talon a été rabattu et reliées entre elles de manière à occuper toute la largeur du cours d'eau : au moyen de cordes, des hommes qui circulent sur les deux rives le font avancer, tandis que des bouts de chaîne le maintiennent par
leur poids sur le fond et en empêchent le retournement. A la suite d'essais, poursuivis dans le but de réaliser uae amélioration de l'outillage employé à la coupe des herbes sur le canal de l'Ourcq et d'y réduire par suite la dépense assez élevée du faucardement, un conducteur des ponts et chaussées attaché au service, M. Rabault,a fait construire une machine faucardeuse, qui a permis de ramener les frais annuels de 300 fraucs par kilomètre à 120 francs seulement : elle se compose d'une ligne de faux en ciseau, indépendantes entre elles, mais reliées par des chaînes à un treuil unique monté sur un bateau; un arbre oscillant placé au-dessous du treuil permet d'imprimer à volonté aux chaînes, par l'intermédiaire de crochets, la secousse qui constitue, avec la