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PREMIÈRE PARTIE. — HYDROLOGIE

Cet outillage se compose de dragues à main^ sorte de grandes pelles métalliques à longs manches, munies de rebords pour retenir la vase et percées de trous pour laisser écouler l'eau, de

griffes^ de houes, de crochets pour enlever les pierres, les souches, de croissants pour couper les herbes, les branchages... De pareils instruments, qui conviennent pour opérer à faible profondeur et attaquer des dépôts restreints, deviennent bientôt insuffisants quand il s'agit de volumes considérables de vase, de cours d'eau plus larges et plus profonds : on a recours alors aux dragues sur bateaux comme pour l'entretien des chenaux de navigation. Quand le profil des cours d'eau s'y prêle, quand ceux-ci sont de section régulière comme le.s canaux d'irrigation ou de dessèchement, les rigoles d'adduction, on peut quelquefois utiliser des appareils de chasse montés sur bateaux, tels que ceux employés sur les voies navigables par Fouache (canal de la Somme), par Cambuzat en 1850, etc.. et qui ont pour organe essentiel un panneau mobile en charpente, au moyen duquel on peut obstruer partiellement la section d'écoulement, déterminer par suite une dénivellation^ sous l'influence de laquelle le bateau tend à progresser de l'amont à l'aval, tandis que l'eau s'échappe en bouillonnant sur les bords du panneau, désagrège les vases et les met en prise avec le courant qui les entraîne. Les figures ci-contre représentent la chasse mobile employée depuis longtemps sur la Garonne. On trouve un appareil du même système sous le nom de hateau-vaune dans les collecteurs parisiens, avec cette seule différence qu'il est construit en métal et que le panneau mobile est placé à Taval de manière à rejeter le bateau du côté du remous où il trouve un plus grand tirant d'eau. Quand on opère avec la drague à main, même en se bornant à rejeter

la vase — comme on le fait d'ordinaire — sur l'une des rives, en ménageant seulement un marchepied d'un mètre, la dépense par mètre cube atteint aisément 1 franc ou 1 fr. 25, tandis qu'on

est arrivé, dans certains cas favorables, à réduire cette dépense jusqu'à 0 fr. Oo avec les appareils de chasse. En déduction des frais on peut, il est vrai, tenir compte dans bien des cas de la valeur de la vase comme engrais : le mètre cube de vase — qui pèse l.iOO à 1.400 kilogs au moment de l'extraction et 700 à 800 après dessiccation — contient en effet souvent 4 à 5 0/00 d'azote, soit autant que le fumier de ferme.

Souvent on profile de l'exécnlion du curage pour procéder à quelques travaux accessoires. Sans parler des redressements, des élargissements, ^^^ approfondissements, qui constituent non des ouvrages d'entretien, mais de véritables améliorations, il y a lieu de mentionner X ébergement, c'est-à-dire la retaille des berges ébouleuseset la réfection des rives par apport de terres de remblai. Lorsqu'on est amené à recouper les talus, on y ménage fréquemment à la hauteur du plan d'eau normal une banquette,

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