‹ Hydraulique agricole et urbaineChapitre 88 sur 415 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

HYDROLOGIE

de 0 m. 40 à 0 m. 60 de largeur, sur laquelle on plante des joncs ou des roseaux, le tout moyennant une dépense de 0 fr. 60 à 1 fr. 30 par mètre courant. On emploie des revêtements divers, en mottes ou plaques de g-azon, en fascinag-es, en panneaux de bois ou en pieux et palplanches, pour maintenir les berges refaites ou remblayées : le prix en est plus ou moins élevé suivant la hauteur des berg-es, la nature et la valeur des matériaux, le mode d'emploi ; on a dépensé en pareil cas 1 fr. 50 au moins et jusqu'à 5 francs par mètre courant sur le canal de l'Ourcq.

Quoi qu'il en soit, la dépense de curage^ surtout lorsque l'opération est exécutée par les intéressés eux-mêmes, c'est-à-dire dans les conditions les plus économiques, et qu'on se borne au simple dévasement, demeure dans des limites assez restreintes : la statistique des travaux de ce g-enre en 1892, relevée par le ministère de l'Agriculture, et qui comprend dans la proportion de 84 0/0 des curages ordinaires exécutés par les intéressés, fait ressortir le prix moyen du mètre courant de cours d'eau dévasé à 0 fr. 212 seulement et celui de l'hectare assaini à 6 fr. 48.

La répartition de cette dépense entre les intéressés n'en rencontre pas moins des difficultés multiples, et le recouvrement en est souvent malaisé. Lorsqu'il existe une association entre les intéressés, il appartient au syndicat ou à la commission exécutive de procéder à ces opérations délicates : une quotilé différente est fixée pour chaque catégorie d'intéressés ; les usiniers sont ordinairement tenus de prendre à leur compte le curage dans toute l'étendue du remous de leurs barrages; les communes sont taxées aussi quand la salubrité est en jeu. Les actes prescrivant l'exécution des curages fixent habituellement un délais pendant lequel les intéressés ont la faculté de procéder euxmêmes à la partie du travail qui leur incombe ; ce délai passé, les travaux non exécutés sont entrepris en régie, au moyen du fonds d'avances inscrit pour cet objet chaque année au budget départemental, puis le remboursement de la dépense est poursuivi comme en matière de contributions directes.

La longueur totale du réseau des cours d^eau non navigables ni flottables de la France continentale est d'environ 258.000 kilomètres. On peut admettre qu'il y a lieu d'en curer périodique-

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