‹ Hydraulique agricoleChapitre 3 sur 92 · D18C0UB · texte numérisé non relu

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8ur ta surface da globe, s'élèvent à des hauteurs inégales, daAS les diverges contrées appartenant aux deux hémisphères. L'Asie et rAmérique du Sud pré- c ^ sentent les pkis considérables. Dtes cimes s'élevant de 5.000 à 7.800 mètres au-dessus du niveau de la mer et des cols, offrant des passages praticables de i.OOO à 5.000 mètres, donnent la mesure de leur grandp élévation. Les montagnes d'Europe sont bien moin» hautes ; les plus hautes cimes des Alpes s'élèvent de 4.000 à 4*800 mètres, et les plus hautes cimes des Pyrénées de 2.800 à 3.400 mètres. Quant aux montagnes de TAfrique, qui consistent principalement dans la chaîne de TAtlas, leurs sommets atteignent à peine cette dernière hauteur.

Sans doute, rien n'est plus inaperçu dans le système du monde que ces petites aspérités de notre planète; puisqu'elles ne modifient pas plus sa forme générale que ne le font les inégalités de la peau d'une orange. Mais il n'en est pas moins yrai que, topographiquefoent parlant, l'existence des chaînes de montagnes joue un rôle de la plus grande impor* tance dans la situation, bonne ou mauvaise, des contrées eivironnantes. Au point de vue dont il s'agit ici, le &it caractéristique de Tinfluence des hautes montagnes, consiste dans la propriété qu'elles ont, en pénétrant dans les régions froides de l'atmosphère, de conserver perpétuellement, autour de leurs points, culminants et dans les hautes vall^ qui s'y rattachent, des.masseséuQrjoiesde neiges et de glaces, qui paraissent être, dans ces âpres régions, aussi an-

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ciennes que le oionde. Touijoars fondues en partie, par ies chaleurs de Tété, toujours restaurées par le retour de Thiver, on ne saurait dire si elles tendent à diminuer ou à s^accrottre; plusieurs savante physiciens sont pour cette dernière opinion et Tappuîent de faits incontestables, qui tendraient à établir^ comme une chose avérée, le refrotdiiflement successif de notre planète. Néanmoins il reste des incertitudes à cet égard.

Qttoi qu'il en soit, la fonte périodique de ces diei* gfi»y par Teffet de la chaleur solaire, est un phéno^ mène naturel , de la plms haute importance * pour rirrigatiom En effety dans nos climats, 'dès le com* mencement du mois de mars, par Tinfluence des premiers beaux jours qui annoncent le retour du printemps, Jes neiges commencent à fondre'; comme elles coulent sur des pentes très-rapides et sur un sol déjà saturé d'humidité, Teau qui en résulte arrive prèsque en totalité dans les récipients inférieurs. A mesure que la température s'élève, l£|; quantité d'eau augmente et atteint à son maKimom, par l'effiet des plus fortes chaleurs ; puis eUe décroît ensuite avec la mâme gradation jusque vers le milieu de l'astomne, époque à lacfuelle les matinée? fratches et les nuits déjà lotagnes râmèaent, pour les neiges des hautes régions, un jétat de repos, auquel doit succéder un nouvel accroissement pendant la saison froide. Ces ndges et ces glacés «s'accroissent danc pendent une seote époque, qui wt celle de l'hiver : elles fondent et diminuent également, d'une manière continue,

pendant une antre période, qui est celle de Tété; mais elles éprouvent deux fois dans la môme «mée, c*est-à-dire au commencement du printemps et au milieu de Tautomne, un môme équilibre de température, pendant lequel elles n'éprouvent ni accroissement ni diminution.

A part des variations accidentelles et toujours minimes, raccroissement et la fonte des neiges des hautes montagnes sont subordonnés aux variations de la température des contrées voisines. De sorte que c'est au milieu môme des chaleurs solsticiales que Ton volt couler à pleins bords, au grand avantage de ragricuHure, les cours d'eau qui te forment dans les fautes régions, ainsi pourvues de neiges perpétuelles.

Dans la plupart des phénomènes de température qui s'observent à la surface du globe, il faut tenir compte, à la fois, de la chaleur solaire et de la cha* leur terrestre. Mais en ce qui touche la fonte des n^ges des montagnes, on ddt ne considérer que la chaleur atmosphérique, on de l'air ambiant; car, sous une enveloppé considérable de neige et de glace, la température propre de la terre approche extrêmement d'une quantité constante; tandis que, dans les localités ordinaires, la température des couches superficielles, dans lesquelles s'opère la végétation, se compose toujours de la chaleur propre ou centrais du glsbe et de la chaleur solaire, qui est très- variable d'une saison à l'autre, et qui. modifie beaucoup les effets de la première.

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Il est des rivières qoi participent plus ou moins au produit de la fonte des neiges, opérée dans les régions supérieures de Iwr vallée et des vallées afQuenles. Pour le plus grand nombre, ce n*est là qu'un mode d'alimentation secondaire, et les pluies delà saison d'hiver conservent généralement leur in- Quence prédominante sur leurs crues, ordinaires ou extraordinaires.

Dans le voisinage des Alpes et des antres grandes cliatnes de montagnes, il n'en est pas ainsi; la fonte des neiges et des glaces, infiniment plus régulière et plus modérée que la chute des eaux pluviales, y forme, comme je viens de le dire, le principal r^u-<^ lateur du régime des rivières. Et lorsque celles-ci sont devenues déjà considérables par le tribut d'un certain nombre d'a£9ueut6, alors les pluies qui tombent généralement en abondance, lors de la saison d'été, complètent celte première ressource et viennent assurer à ces rivières un volume permanent et régulier pendant toute l'année. Or, c'est là, comme on doit le concevoir, le plus grand avantage que l'on doive rechercher, en matière d'irrigations.

Tdie est la situation privilégiée du Milanais, auquel on ne peut comparer, sous ce rapport, aucune autre contrée du monde. Mais, à des degrés moins avantageux, on trouve des situations analogues ; notamment dans les autres provhioes de la Lombardie, situées entre l'Adda et TAdige; dans le Piémont; dans le midi de la France, soit au pied des Alpes, soit au pied des Pyrénées; en Suisse, notamment

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