‹ Hydraulique agricoleChapitre 67 sur 92 · JAUGEAGE DIRECT · texte numérisé non relu

JAUGEAGE DIRECT

0",032 sur 245 mètres de longneor, ce qui correspond à une pente très-faible de O'^IS, par kilomètre.

J'ai dit , dans le paragraphe précédent , que Tapproximation qu'on obtient en prenant 0,81 de la \itesse superficielle, calculée au moyen d'un flotteur simple, quoique n'étant basée sur aucune règle fixe, se trouvait cependant très-souvent d'accord avec les opérations les plus exactes. Cette assertion est vérifiée d'une manière complète, par l'expérience qui vient d'être citée.

En effet, la vitesse superficielle et maximum du Tibre, observée comme renseignement accessoire, dans l'opération du jaugeage fait au moyen des vitesses réelles, a été trouvée de 1*^,364 par seconde, résultant de 60 mètres parcourus en 44 secondes. Les 0,80 de cetle vitesse superficielle donneraient, pour la vitesse moyenne, d'après la règle ordinaire, 1".091. Le coefficient de 0,81 donnerait 1-,104, chiffre lui-même un peu plus faible que celui de la vitesse réelle, déduite du procédé hydroraélrique qui vient d'être décrit, laquelle est de 1",115.

Au contraire , si Ton eût pris seulement les 0,82 au lieu des 0,81 de la vitesse à la surface, on aurait eu une vitesse moyenne de 1"*,118 et un volume d'eau de 2i5"%030 ; résultat plus élevé que celui de l'expérience précitée; de sorlc que la vilcsse moyenne observée se trouve bien réellement ici , selon la règle énoncée, entre 0,81 et 082 de la vitesse superficielle.

Mais ne perdons pas de vue , comme j'ai eu soin

59$ nucÉ iT tTiiLnomnr 01s cahadx.

de le remarquer déjà , que le procédé de jaugeage, fait à Taide des flotteurs plongeants, donne des ré* sultats un peu élevés ; quand sarteot, ainsi que cela a eu lieu sur le Tibre, on a assimilé la vitesse le long des rives à la vitesse, nécessairement plus forte, des filets d*eau qui en étaient éloignés de 6 à 8 mètres. Si donc, dans Tétat des choses on a trouvé que la vitesse moyenne de fyllS, fournie par 49 observations partielles , se trouve entre 0,81 et 0,82 de la vitesse superficielle, on peut dire assurément que Texpérience ci-dessus, ftiite avee beaucoup de soin et d'exaclitude, vérifie aussi complètement que po»* sible la méthode approximative dont il a été question.

Ce même procédé du jaugeage direct, k Paide des flolteuis plongeants, avait déjà été pratiqué plusieurs fois en llalic, notamment sur le bas Pô, à ses divers états. Le 19 décembre 48H, en basses eaux, la largeur du lit, à Lagoscuro , était de 606"*,SI6, la pro* fondeur, dans le (il do Teau, de 9*, 42, et la section, calculée au moyen d'un profil trapézoïdal de oinq perpendiculaires, de4G17*,408. Au moyen de cinq 1 flotteurs plongeants qui parcoururent une longueur

I de 81 mètres, on constata un volume d*ean de

11 10"*, 400 par seconde, auquel correspondait une vitesse moyenne de 0",687.

I Le 30 mai 1812, cette expérience fut répétée,

en eaux moyennes , sur le même fleuve aux environs de Ferrare. La largeur étant sensiblement la même que dans le premier cas , on employa un égal nom-

bre d« flottmrt ou da Ugow d'apératioa» «( I'm

«rrivt tui^ ré»nltatg ftuîvimto ; aeçtion 2999*^1691^ profQpdeur réduite a-,79, vo\nm d'eau 1699'%49(0^ yilMae moyeDoe 0^,736.

Le 12 juin 1815, pendant uii« erQ0f la aeeti^iif loesorée en faca de Frapcplipo» fut (royvéa de a73i'",§61j la profondeur réduite da 7^32% la voluwQ d'eau de i73Q*'»92 ^ la viiaïaa »oy«»M correspondante de 1''»2^9^

Enfiui le 11 juin 48|0| uua expériencç Miûblabl* fut renouvelée sur le Pô, à Fossa-d'Albero, près Ferrare, pour rinstruction des élèves de Técole d'ingénieurs, qui était alors dans cette ville et qui fut depuiA transportée à Rome. Le fleuve étant un peu au-dessusde son état moyen, sa largeur fut trouvée de 39i",1 0, sa section de 201 1",1 8 ; le volume d'eau de 21 76°%040, et la vitesse moyenne de 1",146. On établit, comme dans les cas précédents, cinq lignes d'opération, parcourues par cinq flotteurs, et la manière de procéder fut la même.

Dans ces diverses expériences faites sur le Pô, aux environs de Ferrare, on adopta , pour les flotteurs plongeants {aste riirometriche) une construction un peu différente de celle qui fut employée dans l'expérience semblable faite sur le Tibre, aux portes de Rome, le 19 juin 1811, et dont j'ai parlé au commencement de ce paragraphe. Ils étaient formés.d'un simple bâton en bois de hêtre, peint et verni, pour ne point absorber d'eau. Le cylindre en fer-blanc, renfermant les rondelles de plomb y s'y adaptait au

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moyen de petites chevilles ou claveltes. Selon les divers états du fleuve les longueurs de ces flotteurs ont varié entre 2*,70 et 6",S15. La distance ménagée entre leur extrémité inrérieure et le fond du lit était moyennement de 0",40.

Ces grandes expériences sont, aussi exactement qu*on pouvait Tespérer, en concordance avec les indications de la formule d'Evtelwein. Les vitesses moyennes trouvées sur le Pô ne diflerent que de 0,03 à 0,07 de celles qu'on déduit de cette formule.

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