PREMIER MÉMOIRE
SOS. JLe tneéet la proffondenr. — Tous les ingénieurs qui se sont occupés de rivières navigables, à fond de sabio ou de gravier, ^connaissent les difficultés que présente leur amélioration par des travaux de fixation et de resserrement du lit. Chacun sait, suivant les localités, à quels matériaux, à quelles natures d'ouvrages il convient d*avoir recours, soit pour défendre les berges actuelles, soit pour en reconstituer de nouvelles. Ce que Ton sait peu, ou pas du tout, c'est dans quelle mesure les travaux qu'on se propose d'exécuter agiront utilement sur le chenal navigable, et comment devraient être configurées en plan les rives du nouveau lit.
C'est ainsi que M. Fargue pose la question de l'amélioration des rivières à fond mobile, et Ton voit qu'il laisse de côté tout ce qui n'est pas le tracé des rives ; mais il veut qu'on les établisse sans lacunes, et ne se demande point si l'on peut négliger les parties convexes, ce qu'on fait quelquefois sous prétexte que, se garnissant naturellement de gravier, elles n'ont pas besoin d'être fixées.
M. Fargue se cantonne dans son problème, et ne fait même pas intervenir la question des crues. Nous avons fait connaître que les succès obtenus par les travaux de M. Baumgarten, en rassurant les populations pour ce qui concerne les divagations de la Garonne, les ont amenées à construire