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ET LES CONSÉQUENCES QUI EN RÉSULTENT

39&. Le lit des rivières s'ea^iiausse-t-il ? — Dans certains cas, oui : cela est évident. Nous avons vu que les travaux exécutés dans la Garonne ont amené des dépôts considérables dans les 20 derniers kilomètres en amont de Bordeaux, et peut-être même plus bas : des exhaussements du lit en aont résultés; mais, non continus, ils n'ont pas amené de changement appréciable dans le niveau de l'étiage. Des exhausse-

i. C. de cass., 7 avril 1868.

ments locaux, occupant une grande partie de ]a largeur de la rivière, se produisent continuellement dans la Loire aux points où arrivent les grèves en marche ; mais la grève passe et Tancien niveau se retrouve momentanément pour disparaître encore. Dans le Rhône, le déplacement des graviers donne lieu à des faits analogues. Quant à la Seine, c'<3st une rivière tranquille : ne recevant presque pas de gravier ou de sable de Tamont, ne démolissant guère ses rives, et celles-ci fournissant principalement des matières délayables, son lit ne . s'exhausse certainement pas.

Lorsqu'on rencontre sur un cours d'eau des parties creusées dans le rocher, le tuf, Targile compacte, et qu'aucun banc de gravier ne recouvre le fond, on peut affirmer que celui-ci ne s'exhausse pas. Cette circonstance se présente sur presque toutes les rivières*. Nous avons vu qu'il y a de nombreux affleuremcuts do terrains inaffouillables d^us le lit de la Garonne (département de Lot-et-Garonne). Il y en a aussi dans la Loire, où, de plus, les vieux ouvrages d'art présentent à fleur d'eau les parties de fondation qui ont dû être établies au niveau de Téliage d'après les anciens procédés de construction'. Des observations sur un très ancien ouvrage ont démontré que Vétiage du Rhône, à Arles, n'a pas varié depuis un grand nombre de siècles. L'étiagedu Rhin s'est abaissé (voir ci-après).

On peut dire, en définitive, qu'en général le lit des rivières ne s'exhausse pas ; d'importants abaissements de Tétiage ont été la conséquence des travaux exécutés sur le Rhin, sur la Garonne et dans une section du Rhône.

39G. Le lit do Rhin. — Quelques ingénieurs croient à ' ramoncellement successif de graviers amenés par les eaux des régioùs supérieures; ils admettent sans hésiter, comme un fait général, l'exhaussement du lit des rivières. MM. Legrom et Chaperon contestent la réalité de ce phénomène (page 346). S'occupant de la partie du Rhin comprise entre la Suisse et la

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