CHAPITRE
aujourd'hui, compense une j
geur. C'est un point important, qui mérite d'arrêter l'attention du lecteur.
lift&. Dispositions du tiial^nreg^. — En général, le thalweg se tient le long des rives concaves, et les maigres correspondent aux passages d'une courbe concave à une autre. Cependant il y a de nombreuses exceptions dans les rivières à tracés désordonnés, et même dans les rivières régularisées d'une manière imparfaite. « Je terminerai, dit M. Baumgarten, en faisant remarquer que la règle qui admet le thalweg dans les parties concaves des anses et des coudes n'est pas sans exception ; ainsi aux roches de Reculay, à la queue de nie Bournan, au coude si prononcé de Jusix, le thalweg so trouve tout à fait contre la partie convexe de la courbe*. » Rien à dire pour les roches de Reculay, si ce n'est qu'il aurait fallu les noyer sous le remous d'un barrage mobile ; mais le « coude si prononcé de Jusix » n'aurait pu satisfaire que par hasard à la règle. On sait maintenant que les courbures doivent varier graduellement, et que les longueurs des courbes ne doivent pas, dans chaque partie de rivière, s'écarter beaucoup d'une certaine valeur moyenne.
Les travaux de M. Baumgarten ne peuvent nous éclairer complètement sur les phénomènes qui tendent à se produire dans une rivière à fond mobile, quand le lit mineur est bien disposé. Non seulement les tracés sont défectueux, mais encore le lit est parsemé d'un grand nombre d'affleurements inafTouillables.
14B. Mavis^tion en 1849. — L'auteur du mémoire, après avoir insisté sur les avantages qui résultent des travaux pour la propriété, ajoute qu'ils ne sont pas moins utiles pour la navigation, parce qu'ils tendent à régulariser l'inclinaison des eaux.
M. Baumgarten constate l'abaissement des seuils, et dit que le tirant d'eau minimum est de 1 mètre au lieu de C,60, « là où les travaux ont produit leur effet normal. » En réalité, la suite a prouvé que Ton ne gagne rien au point de vue de ce minimum.
1. Mémoire de 1848, page 134. On aurait pu en conclure que le tracé ne valait rien .
§ VI. NAVIGATIOiN 149
149. JËtat actuel. — Un ancien ingénieur, guiconr|alt parfaitement la Garonne et tout ce qui s'y est fait, a bien voulu rédiger pour nos lecteurs une note sur son état actuel. Nous eH extrayons les renseignements qui suivent.
Depuis 1847, les travaux ont été continués, en suivant presque sans modification le projet présenté en 1828 par M. de Baudre. L'ensemble de ces travaux peut être considéré comm e terminé ; il n'existe du moins que peu de lacunes, et Ton estime qu'elles ne peuvent avoir qu'une légère influence sur le résultat général.
Malheureusement, depuis déjà longtemps, les propriétaires, trouvant onéreux le concours réclamé par l'Administration, n'exécutent plus de travaux neufs et ne veulent même plus concourir à l'entretien des travaux exécutés pour la fixation du lit mineur; toutefois ces travaux sont encore généralement en bon état.
En consultant les nivellements généraux des eaux basses de la Garonne, qui ont été faits dans le département de Lot-et- Garonne en septembre 1854 eten septembre 1861, au moment où les eaux atteignaient la cote de 1 mètre à l'échelle de Tonneins, on a constaté à très peu de chose près les mêmes résultats que M. Baumgarten. Le nombre des rapides n'a pas beaucoup changé.
Entre Agen et la limite du déparlement de la Gironde, sur une longueur de 88 kilomètres, la pente totale des eaux est de 28™,38 pour le nivellement de 1854 et de 28°,21 pour le nivellement de 1861, soit 0™,32 par kilomètre.
En ne tenant compte que des rapides présentant une pente supérieure à 0",80 par kilomètre, on trouve les résultats indiqués dans le tableau placé à la page suivante :
On voit que, de 1854 à 1861, la situation est restée à peu près la même, tant au point de vue du nombre des rapides que de leur hauteur et de leur pente.
En outre de ces passages, il existe un rapide important aux roches de Reculay sur 500 mètres environ, dont la pente est de 2*,40 par kilomètre.
Il est intéressant de rechercher en détail les modifications survenues dans les rapides signalés dans le mémoire de M. Baumgarten, page 114 et page 117.
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Les rapides indiqués aux bornes 58 et 70,5, ont complètement disparu, ainsi que les rapides des bornes 81 et 82,5.
A la borne 84, le rapide qui, en 1847, avait une pente de 0™,66 par Idlomèlre, sur 880 mètres, s'est reformé ; il pré"sentait en 1854 une pente de 0^^,94 sur un kilomètre et en 1861 une pente de 1",04 sur la même longueur *.
A la borne 86, le rapide, qui présentait une pente de 1 mètre sur 850 mètres, a conservé la même longueur et présentait une pente de 0",96 par kilomètre en 1854 et de 0",66 en 1861.
Le rapide de Thivras s'est reporté un peu plus en aval, et présentait en 1884 une pente de 1",20 sur 1,000 mètres, et, en 1861 , une pente de 1™,04.
Les rapides en aval de la borne 108 ne s'étaient pas reformés. Le rapide signalé (page 117), entre les bornes 66,8 et 67 a presque disparu ; mais un autre, signalé entre les bornes 78,5 et 79, est remonté en amont entre les bornes 77,5 et 78, où il présentait en 1854 une pente de 0",96, et en 1861 une pente de 0",86 par kilomètre.