Henri II d'Angleterre
2. Nom donné, dans la vallée de la Loire, à chaque surface comprise entre le terrain insubmersible et une digue rattachée aux coteaux, soit à Tamont et à Tavai, soit à l'amont seulement.
§ n. CRUES AxNTÉRIEURKS AU X1X<» SIÈCLE 100
Histoire civile, politique et religieuse de la ville et comté de Nantes^ par l'abbé Travers. On trouve dans cet ouvrage quelques indications sur les crues de la Loire, sur les ponts, les glaces, etc.
hiondation de 1414. — « La Loire (selon la chronique de Saint-Brieux, reproduite par D. Lobineau dans son Histoire de Bretagîie^ tome II, page 882) déborda extraordinairement par les pluies qui furent continuelles pendant les mois de février» mars et avril 141i. Vertais, Richebourg, la Fosse, et toutes les parties basses de la ville, depuis Féglise des Frères- Prêcheurs jusqu'aux portes de Saint-Nicolas et de Sauvetour, furent tellement inondés que les habitants de ces quartiers se retirèrent dans les lieux plus élevés, et aux faubourgs du Marchix et de Saint-Clément. »
Les glaces en 1475. — « Les glaces de cette année (1475) renversèrent les ponts d'entre la Saulzaie et la prairie de la Magdeleine, et l'ouvrage public commencé en 1474 auprès des moulins Constant, autrefois Harnois. »
Les moulins j 1483. — Voici encore les moulins : ^ Le duc fit une fondation à la Collégiale le 14 août 1483. Guillaume Guéguen en fut le rapporteur et le trésorier. Landays, pour la mettre à exécution, fit fermer entre la chapelle de Bon- Secours et la Belle-Croix sur le grand pont de Nantes, la moitié d'une des voies d'eau et le tiers d'une autre voie pour la construction d'un moulin à eau : on l'appela le moulin du Pain du chapitre de Notre-Dame, sa destination ayant été de moudre le froment pour le pain distribué manuellement tous les jours aux chanoines do Notre-Dame (TV/, de Notre- Dame) ; on le leur paye aujourd'hui par argent. Ce moulin ne subsiste plus depuis quelques années, mais l'eau, devenue moins rapide, et encore plus lente par la construction d'un auti'e moulin au joignant, dit le Moulin Grognard, que la ville fit construire dans le siècle suivant, ont donné lieu à un amas de sable dont la grève de la Saulsaie, aujourd'hui ilc Feydeau, s'est formée insensiblement. »
On voit dans ce passage une trace des agissements séculaires qui ont exhaussé le lit de la Loire, à Nantes, et amené une véritable protubérance dans la ligne passant par les sommets du chenal.
Chutes de ponts ^ 1498. — Nouvelles meatiuus de chutes de ponts : « Les glaces de cette aunée (1498) emportèrent une partie des ponts de Nantes. » Cela n'est pas surprenant, quand on songe que les arches étaient très étroites et encombrées de moulins, pêcheries, etc. « La rivière de Loire était couverte d'écluses ; elles étaient un grand empêchement pour la navigation. »
Ecluses^ 1517; inondatiom^ 1527. — « Le roi, en 1517, ordonna de les détruire toutes (les écluses), ce qui fut exécuté si complètement qu*il n'y en a pas de vestige aujourd'hui. L'année 1527 fut accablante pour le peuple par sa stérilité et la cherté des bleds ; la Loire qui déborda extrêmement avait rendu inutiles toutes les terres qu'elle inonda. »
Ponts entraînés par les glaces^ 1558. — «Les glaces de l'hiver, de 1558 avaient rompu et entraîné les ponts de Pirmil et de laSaulsais... On continuait (1577) à travailler aux ponts de Pirmil. On commença par le pont neuf, autrement le pont de Nantes, dit aujourd'hui le pont de la Belle-Croix.. • Les ouvrages publics que la ville avait entrepris n'étaient pas négligés. On voit^ par les délibérations du 13 mai 1580, qu'elle faisait bâtir un moulin à eau avec la maison pour loger le meunier, au pont des Rousseaux, proche Toussaint; parles délibérations du 23 juin qu'elle fit marché pour battre les pilotis ou estafes du pont de pierres de la Magdeleine, entre la chapelle de ce nom et la rue de Biesse, et d'un pont de bois pour passer d'un bord à l'autre les charrettes et les chevaux, et par les délibérations du 7, du 11 et du 14 juillet qu'elle fit augmenter de trois cents livres de bronze un des moutons à battre pilotis, qu'elle mit cent quatre-vingt-treize livres sur le poids d'un autre, et qu'elle avait un troisième mouton de bronze, également du poids de sept cent quatre livres, à deux sous la livre. »
Inondation de 1650-1651. — « De mémoire d'homme les eaux n'avaient été si débordées qu'elles le furent à la fin de l'an 1650 et au commencement de l'an 1651. L'eau monta jusqu'au haut du chœur de l'église des Carmes, remplit les caves de la maison de ville, et couvrit presque toute la place du Bouffay. Le procureur-syndic représenta, le 29 janvier, que le débordement avait mis le pont Rousseau hors d'état de