‹ Hydraulique fluvialeChapitre 67 sur 152 · II. CRUES ANTÉRIEURES AU XIX- SIÈCLE · texte numérisé non relu

II. CRUES ANTÉRIEURES AU XIX- SIÈCLE

pouvoir passer sûrement, même à pied ; qu'il avait entièrement emporté le pont de bois entre Vertais et le pont de Pirmil, celui de la Saulsais à la sortie du faubourg, les deux arches du milieu du pont de la Madeleine, et causé beaucoup d'autres dégâts... Le dimanche 12 février, le bureau arrêta, à cause des grandes réparations à faire aux ponts^ de retrancher tout ce qu'on pourrait des dépenses ordinaires de la ville. Les déjeuners du dimanche à la maison de ville cessèrent de ce jour ^ et les distributions de vin, de pain bénit et de panonceaux furent réduites à moins. Cela ne dura guère, » l&O.Cnies de IVOS, IVIO, 1911, 1919, IVSm, m '9339 IV&S, ives, ItH^ft.— Notons qu'une grande crue a eu lieu dans la Loire en 1706, et que beaucoup de levées longitudinales ont été exhaussées à la suite de cet événement. Une autre grande crue, en novembre 1710, a ouvert des brèches dans beaucoup de levées*. Autres encore en 1711, 1719, 1726, 1733, 1785, 1765, 1782. C'est à la suite de la crue de 1711 que la construction de la digue de Pinay fut ordonnée. — La table du chapitre 113 de Tabbé Travers porte: « Inondation (1711). » Mais, à la page 442 du tome III, les éditeurs expliquent qu'il y a une lacune de six pages dans le manuscrit, et ce qui concerne la crue de 1711 se trouvait malheureusement compris dans ces pages*.

lOO. Craes de 1989 et de 1990.— D'après M. Comoy, l'Allier débite au plus six mille mètres cubes d'eau par seconde, dans une crue analogue à celle de 1856; mais il rapporte que la crue de 1790 s'est élevée à 0",70 plus haut à Moulins, et que son débit maximum a dû être de sept mille mètres. Les hauteurs constatées ont été de 5",76 au-dessus de Tétiage à Digoin, sur la Loire supérieure; 5°, 90 à Moulins ; 6^,52 à Gien ; 5",54 à Meung ; 6",55 à Amboise et 6",65 à Tours. L'année précédente avait aussi été marquée par une grande crue.

On trouve à la bibliothèque de l'École des ponts et

1. Notamment dans celle de l'Authion, au-dessus de la Chapelle.

2. La crue de 4711 a été supérieure à celle de 1856 dans la partie inférieure de la vallée : de 0™,39 près de l'embouchure de la Maine, de 0",70 à Ancenis. de0",46 à Oudon (Comoy). Celte crue parait avoir eu peu d'iiiiportaoce dans le haut du bassin; elle a eu lieu en février»

chaussées un rapport de Tinspecteur général des turcies et levées, non daté % qui se rapporte à Tune de ces crues. D'après ce document, les eaux ont dépassé les levées, qui avaient cependant vingt et un à vingt-deux pieds au-dessus de Tétiage, et qui se trouvaient au-dessus des plus grandes crues connues jusqu'alors. — Ne comprenant pas que l'exhaussement des crues doit nécessairement se produire, à pluies égales, par Teffet des digues elles-mêmes, l'auteur attribue les désastres à l'exhaussement prétendu du lit ; il en conclut que les efiForts qu'on ferait pour exhausser ces levées deviendraient inutiles par la suite. Bien que le raisonnement pèche par la base, Tavenir a donné raison à l'auteur, parce que les crues s'exhaussent de plus en plus, à mesure qu'on surélève les levées, qu'on les multiplie et qu'on les consolide.

Nous examinerons plus loin les propositions faites par l'inspecteur général des turcies et levées, propositions qui n'ont pas reçu l'accueil qu'elles méritaient. (Voir une reproduction partielle de la planche annexée au rapport de cet inspecteur au § 7 du présent chapitre.)

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