III. LES INONDATIONS
en quatre jours fet demi à cinq jours de Clamecy à Mantes, avec une vitesse de 8 kilomètres environ à Theure.
<( Les variations dans la vitesse de propagation du maximum, aux abords des confluents, correspondent à des différences très sensibles dans la pente du maximum, suivant que rintonsité relative de la crue est prédominante sur Tun des affluents. M. LavoUée a mis très nettement ce fait en évidence, pour la Seine en amont de la Marne ; il a montré, par la comparaison des crues de 1866 et de 1883, que le remous do la Marne peut s'étendre à peu de distance de Corbeil, lorsque la crue de la Marne est beaucoup plus forte que celle de la Seine. » (De Préaudeau.)
Dans la basse Seine, entre Villez et Poses, la propagation du maximum a eu lieu avec une vitesse de 3 kilomètres environ, en 1882 comme en 1876.
Formule des débits. — M. de Lagrené a fait connaître trois formules empiriques donnant le débit à Mantes, en fonction de la hauteur à Téchelle, lue en rivière libre *. La plus simple de ces formules est la suivante : Q = 71 H- 1 10 A + 25 A*.
La cote maxima de la dernière crue ayant été de 7,60 à Mantes, en janvier 1883, on trouve pour le débit maximum 2,351 mètres cubes. Il n'a pas élé fait à Mantes de mesurage direct.
Débits maximum, — A Paris, au pont des Invalides, par
seconde 1.054 mètres cubes.
A Bezons 1.445
A Meulan 2.228
APort-Villez 2.149
Entre Elbeuf et Orival 2.483
Ces chiffres résultent d'observations de vitesses, faites eu ces divers points aux moments des maxima, en décembre 1882-janvier 1883.
1. Cette restriction est sans intérêt en ce qui concerne les grandes
elle revient cas.
crues ; pour les temps de fonctionnement des appareils mobiles, el à dire qu*il n'y a pas d*application à faire de la formule en pareil <
§ IV iMESURES A PRENDRE DANS L INTÉRÊT DE PARIS
9J18. Avis de Beisrand. — C'est à Paris que la crue de la Seine prend sa forme déRnitive. Une crue torrentielle, partie des points les plus éloignés du bassin, arrive à Paris en trois ou quatre jours ; la crue correspondante des cours d'eau tranquilles est au moins de quatre à cinq jours en retard. Si les affluents éprouvent, dans l'intervalle d'un mois, sept ou huit crues successives, le fleuve à Paris peut monter d'une manière presque continue, comme s'il éprouvait une crue unique. Un grand débordement est possible, sans qu'il arrive aucun phénomène météorologique d'apparence extraordinaire.
Sous le rapport des conditions naturelles générales, rien n'indique que nous ne puissions pas revoir les désastres des" siècles précédents.
Mais M. Belgrand fait remarquer qu'on avait alors beaucoup plus à craindre les crues de débâcles. « Les arches des anciens ponts de la Seine étaient très petites, et, dans les fortes gelées, les glaces s'accumulaient facilement en amont, et y formaient de véritables barrages ».
Chacun de ces barrages déterminait une retenue d'oau, et, au moment de la débâcle, cette retenue brusquement lâchée augmentait la crue d'aval, qui croissait ainsi de pont en pont d'une manière extra naturelle.
D'un niveau très voisin du zéro au pont de la Tournelle, en décembre 1794, le dégel et la débâcle firent monter la Seine en deux jours à la cote de 5", 36. Deux jours après, le niveau tombait à 3", 73. Cela ne peut s'expliquer que parla lâchure brusque des retenues produites par les glaces.
« Au fur et à mesure qu'on a agrandi les arches des ponts, pour les besoins de la navigation, la hauteur des montées dues aux grandes débâcles a été en diminuant. Ainsi, depuis 1830, aucune débâcle n'a donné lieu à une crue qui ait attiré l'attention, et cependant il y a eu des froids très exti*aordi-