LÉSIONS OSSEUSES CONCOMITANTES
Tous les auteurs ont été frappés par le peu d'importance des lésions osseuses, et par la disproportion qui existe entre ces lésions et les phénomènes intra-craniens.
Lorsqu'il s’agit d’une otite aiguë simple, comme c'était le cas de notre nourrisson ou celui de l'enfant de Fèvre et Magdelaine, otite qui évolue ensuite rapidement vers la guérison, on doit admettre que les lésions osseuses étaient nulles ou tout au plus congestives.
ÉTIOLOGIE (]
Si la mastoïde a été trépanée, ce à quoi on a été entraîné le plus souvent par la gravité de l’état général et des symptômes intra-craniens plus que par les signes cliniques de mastoïdite, on n’a trouvé qu’un os congestif, mais sans pus (Symmonds), un antre vide ou simplement un peu de rétention purulente dans une cellule.
Si les accidents surviennent au décours de la convalescence d’une mastoïdite ou d’un évidement, la révision du foyer osseux, pratiquée systématiquement en l’absence de tout symptôme clinique local, ne montre rien non plus : un os simplement congestif, tout au plus quelques fongosités (Moulonguet, Richter). La dure-mère découverte intentionnellement apparaît saine.
Tels sont de beaucoup les cas les plus fréquents.
Cependant, il nous faut mentionner que, quatre fois, on a trouvé un abcès extra-dural, un de ces cas était d’ailleurs mortel (Schlander). Six fois il y avait une lésion veineuse importante : thrombose du sinus, unilatérale, bilatérale même (Halphen), blessure accidentelle ; cette lésion vasculaire s’est compliquée, dans ces cas, d’une hydrocéphalie particulièrement grave et rebelle.
Au niveau du crâne, le liquide céphalo-rachidien est compris dans deux régions anatomiquement et embryologiquement distinctes, mais communiquant entre elles : les ventricules d’une part; de l’autre, les espaces sous-arachnoïdiens.