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VENTRICULES

Les deux ventricules latéraux communiquant avec le III° ventricule médian par les trous de Monro. Ce III: ventricule se continue par l’aqueduc de Sylvius, qui s’ouvre dans le IV* ventricule. Au niveau du toit du IV° ventricule, les orifices de Magendie et de Luschka font communiquer le système ventriculaire avec le système sous-arachnoïdien.

Il nous faut insister sur les orifices de communication de ces divers ventricules et préciser les rapports des divers plexus choroïdes qui leur sont annexés :

a) LES TROUS DE MONRO, — Chaque trou de Monro fait communiquer un ventricule latéral avec le ventricule médian : il siège à l’union de la portion antérieure et de la portion postérieure de la corne frontale. C’est un orifice falciforme mesurant 2 à 3 millimètres de diamètre. Son bord antérieur convexe est formé par le pilier antérieur du trigone; son bord postérieur concave, par le sommet légèrement excavé de la couche optique. Il est tapissé par l’épendyme.

b) L’AQUEDUC DE SYLvius est un véritable tunnel large de 1 à 2 millimètres, long de 15 millimètres. I] présente deux orifices : l’un antérieur, l’autre postérieur, très étroits tous les deux. La partie moyenne s’élargit en prenant la forme d’un cœur de carte à jouer.

©) LE TROU DE MAGENDIE est l’orifice médian qui fait communiquer le IV° ventricule avec la grande citerne de la base. Il est situé au niveau de la partie inférieure et médiane de la mince toile épendy-

maire, formée d’un simple épithélium plat, mais renforcée par la toile épendymaire que forme à ce niveau la pie-mère invaginée sous le cervelet. C’est plutôt une surface fenestrée qu’un trou bien individualisé et nettement limité. Sa forme est variable : tantôt, il est ovalaire, net, de forme cintrée, ayant de 4 à 8 millimètres; tantôt, et c’est le cas le plus fréquent, la pie-mère est fenestrée, grillagée, avec un trou plus grand dont les bords peuvent être formés par des faisceaux de tissu sous-arachnoïdien. C’est ce caractère lacéré des bords et cette fenestration de la pie-mère qui ont fait penser à beaucoup d’anatomistes qu’il s'agissait là d’une simple déchirure artificielle.

LES TROUS DE LUSCHKA. — Ils siègent au niveau des récessus latéraux du IV° ventricule : ces récessus latéraux ou diverticules latéraux sont des prolongements creux des angles latéraux qui, si on les moule, ont l’aspect classique de cornes d’abondance. Ces récessus sont situés à la jonction des deux moitiés du ventricule, mais appartiennent surtout à sa moitié antérieure. ils s'étendent derrière l’angle de réflexion du corp restiforme. Les trous de Luschka se trouvent à leur extrémité : ils se présentent sous l’aspect d’orifices semi-lunaires qu’on aperçoit sur la face inférieure du cervelet et par lequel passent les plexus latéraux du IV° ventricule. Ils sont tout au contact des nerfs mixtes, juste en dehors d’eux, limités en dedans par le bord libre et concave de la lingula antérieure, en haut et en avant par le lobule du pneumogastrique, en arrière par le lobe latéral du cervelet.

LES PLEXUS CHOROÏDES. — A ces divers orifices sont annexés les plexus choroïdes auxquels la plupart des auteurs attribuent un rôle physiologique primordial. Ils se distinguent en deux groupes : un groupe antérieur qui comprend les plexus des ventricules latéraux et ceux du III ventricule, un groupe postérieur qui comprend les plexus du IV° ventricule. |

La distribution de ces plexus est facile à comprendre quand on sait qu'ils sont formés par deux invaginations de la pie-mère : l’antérieure, au-dessous du bord postérieur du corps calleux, formant ainsi le toit du III° ventricule; la postérieure, au-dessous du cervelet, formant le toit du IV*° ventricule.

a) Les plexus choroïdes des ventricules latéraux sont la partie de la pie-mère invaginée jusque dans les ventricules latéraux dont elle a refoulé la paroi interne. Ils se continuent en haut avec la toile choroïdienne, en bas avec la pie-mère de la base du cerveau.

En avant, le plexus choroïde s'engage dans le trou de Monro, mais

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sous l’épendyme, et on peut concevoir que toute modification de volume du plexus puisse retentir plus ou moins sur la perméabilité de ce trou.

Sorti du trou de Monro, le plexus choroïde latéral de chaque côté se continue directement avec le plexus choroïde médian ou du III ventricule.

b) Plexus choroïdes médians. —— Ces plexus font partie de la toile choroïdienne qui forme le toit du ventricule moyen juste au-dessous du trigone et du corps calleux. Ils font saillie sur la face inférieure de la toile, qu’ils refoulent vers la cavité ventriculaire et qui se trouve entre eux déprimée en gouttière. Ils forment deux minces traînées de granulations rouges qui suivent le bord externe des veines de Galien. Is sont d’abord tous deux parallèles, presque juxtaposés, puis ils divergent en ellipse. En avant, les deux plexus sont réunis aussi par un cordon de même nature ou d’union qui joint leurs deux extrémités derrière le trigone. Chaque extrémité s’engage dans le trou de Monro en devenant plexus choroïde latéral.

En résumé, les plexus des trois premiers ventricules forment un système continu en double triangle juxtaposé.

Les plexus du IV° ventricule. —— Ces plexus font intimement partie de la toile choroïdienne inférieure. Cette toile choroïdienne est de forme triangulaire à base antérieure, obliquement dirigée en haut et en avant, située entre la mince voûte épithéliale du IV° ventricule, dans sa moitié postérieure, et la face inférieure du cervelet qui proémine en arrière sur cette voûte ventriculaire.

On peut, suivant Luschka, diviser les plexus choroïdes de cette toile en plexus médians et plexus latéraux :

a) Les plexus médians sont deux minces traînées de granulations qui cheminent dans la toile d’arrière en avant, côte à côte et faisant relief sur la face inférieure de cette toile. En arrière, ils finissent par un léger renflement ou bien sortent par le trou de Magendie et se prolongent alors plus ou moins sur le vermis. En avant, ils sont reliés par un cordon transversal situé au niveau du nodule de la luette, comparable au cordon qui unit les plexus médians du ventricule moyen.

b) Du point de jonction des plexus médians partent les plexus latéraux qui sont transversalement dirigés dans la base de la toile, depuis l'extrémité antérieure des plexus médians avec lesquels ils se continuent jusqu'aux angles latéraux du ventricule. Ils s’amincissent alors pour sortir par les orifices de Luschka, qu’ils semblent remplir à peu près complètement. Leur extrémité est renflée en massue, Con-

tournée et libre à l'extérieur. Dans ce trajet extra-ventriculaire, le plexus latéral apparaît comme une masse granuleuse qui suit le bord inférieur du floculus du cervelet, et elle est donc visible maintenant par en avant. On donnait autrefois à cette portion externe du plexus le nom de plexus choroïde du pneumogastrique ou d’Ala (Reichert). Elle correspond sur la dure-mère à la région du sac endo-lymphatique.

Nous voyons donc, en résumé, que les divers orifices de communication intra-ventriculaires ou ventriculo-arachnoïdiens, l’aqueduc de Sylvius excepté, sont en rapports intimes avec les plexus choroïdes qui franchissent ces mêmes orifices. Certains même, comme les trous de Luschka, semblent presque complètement emplis par le plexus choroïde correspondant.

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