LES
SYMPTOMATOLOGIE y
Bondy, Worms, etc. Dans un cas (Mackiewicz), une attaque épileptique survenait à chaque rechute brutale de l’hydrocéphalie, En général, ces convulsions apparaissent après la céphalée, les nausées, les vomissements, et elles précèdent de peu la perte de connaissance.
Ces convulsions des hydrocéphalies diffuses sont le plus souvent généralisées, mais elles débutent soit dans un membre, le supérieur en général et du côté opposé à l’otite, soit dans une hémiface (Schlander), ce qui prouve que l’æœdème cérébro-méningé commence, puis prédomine du côté de l’oreille malade. Les secousses convulsives se généralisent ensuite à tout le corps.
Ces convulsions sont la preuve très nette d’une brutale poussée d’hypertension intra-cranienne. Lorsqu’elles cessent, elles laissent le malade dans un état pseudo-comateux qui, peu à peu, se dissipe. Mais les rechutes sont fréquentes. Si ces rechutes se rapprochent, il ne faut pas retarder l'intervention décompressive. Elles sont, en effet, une indication formelle à une intervention très prompte, sinon, l’hypertension continuant dans certains cas à augmenter très vite, le malade peut tomber dans un véritable état épileptique au cours duquel il finira par succomber comme dans le cas de Schlander.
b) Les paralysies. — Les paralysies et même les parésies sont rares. Après les crises convulsives, le malade entre dans un état de torpeur avec hypotonie généralisée, sans qu’on puisse dire qu’il y ait vraiment de paralysie, et cet état dure d’ailleurs peu. Dans un cas de Stenger, on notait toutefois une parésie du membre supérieur opposé à l’otite, et le malade fit peu après une grande crise convulsive généralisée suivie de coma.
Les paralysies les plus fréquentes sont les paralysies oculo-motrices : nous y reviendrons.
Nous avons vu jusqu’à présent que l’hydrocéphalie externe diffuse se présentait avec des symptômes peu nombreux, assez vagues et qui ne permettent guère d'orienter le diagnostic. Mais, heureusement, des renseignements capitaux vont maintenant nous être fournis, d’une part par J’examen oculaire et la recherche de la stase papillaire, d’autre part par la ponction lombaire.