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DÉBUT

I1 existe deux modes de début assez distincts :

a) un début rapide, parfois même brutal, analogue à celui des hydrocéphalies corticales diffuses et qui correspondrait aux hydrocéphalies généralisées de la fosse postérieure;

b) un début plus progressif à rechutes, plus lent, plus imprécis, pseudo-tumoral et qui correspondrait aux arachnoïdites kystiques.

DÉBUT RAPIDE. — Il est le plus rare : nous n’en avons réuni que trois observations nettes : Kobrak, Lemaître et Aubin, Clovis Vincent. I1 s’agit de malades porteurs d’une otite chronique ou d’une otite

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aiguë guérie même depuis des mois, qui sont pris brutalement, à un moment donné, à un jour donné même, de céphalée tantôt continue, tantôt paroxystique, rythmique (Clovis Vincent), de vertiges, de vomissements. Dans le cas de Lemaître, l’évolution fut très rapide avec fièvre, signes méningés importants et, à l’intervention, on devait bientôt s’'apercevoir qu’il y avait une thrombose du sinus latéral. Dans le cas de Kobrak, la fièvre était aussi élevée.

Ces débuts rapides sont donc absolument identiques de ceux que nous avons décrits comme les plus caractéristiques de l’hydrocéphalie corticale diffuse. Aucun signe clinique ne permet même de les diffé-

rencier.

DÉBUT PROGRESSIF. -— Il est le plus fréquent et le plus caractéristique : il s’agit toujours dans ces arachnoïdites kystiques, de sujets porteurs d’une otite chronique, très souvent d’une otite qui a été évidée, puis curettée à de nombreuses reprises, comme dans un cas de Jenkins. Mais cette otite, malgré ces interventions successives, n’a pas guéri et, habituellement, il persiste une légère suppuration de la cavité d’évidement avec quelques granulations.

Rien n’est alors plus difficile à préciser que la date exacte du début de la complication intra-cranienne. Tous ces malades ont dans leurs antécédents des crises de céphalée et des crises de vertiges plus ou moins intenses, plus ou moins espacées, et c’est précisément pour ces troubles tenaces qu’on intervient et qu’on réintervient sur leur oreille, qu’on dénude leur dure-mère, qu’on trépane leur labyrinthe. A la longue, ces crises se rapprochent et, au lieu de survenir tous les mois ou toutes les semaines, elles se produisent à des intervalles plus rapprochés, de quelques jours. Néanmoins, il y a des périodes de rémission encore pendant longtemps, et c’est précisément pour ces rémissions que, dans un cas qui simulait par ailleurs de très près l’abcès du cervelet, Barany put écarter ce diagnostic et conclure à une méningite séreuse.

PÉRIODE D'ÉTAT

Cette phase est d’installation très rapide dans les formes à début aigu. Elle est plus imprécise dans les autres et nous décrirons, sous ce terme, la période où l’ensemble symptomatique est installé avec une netteté telle qu’il commande l'intervention.

Il existe alors deux ordres de symptômes que nous pouvons diviser en troubles généraux et en troubles de localisation cérébelleuse. Mais

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insistons déjà sur ce fait qui explique bien des diagnostics tardifs et hésitants : il y a toujours une grosse disproportion entre les troubles subjectifs importants et les troubles objectifs qui demeurent habituellement très frustes.

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