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INTRODUCTION G

Pourtant, les accidents hypertensifs d’origine otitique ont une physionomie assez particulière, celle précisément que leur donne l’otite concomitante et la façon dont se pose leur diagnostic. Nous nous sommes en effet placés au point de vue de l’otologiste qui connaît la cause des accidents hypertensifs, l’otite initiale, et qui se demande quelle est la complication intra-cranienne otitique dont il s’agit, et de quelle façon il doit la traiter. Il n’a pas en pratique à discuter le diagnostic de tumeur cérébrale ou d’encéphalite aiguë que posent si souvent les méningites séreuses dites médicales.

Nous avons repris le terme d’HYDROCÉPHALIE, dénomination classique déjà employée par les auteurs allemands et par Symmonds pour désigner ces complications otitiques, et nous n’avons pas vu la nécessité de nous servir de l’expression de Passot, « hydropisie méningée », terme peu connu des neurologistes.

Hydrocéphalie signifie seulement, en effet, présence à l’intérieur du crâne d’un épanchement de liquide sans préjuger de la pathogénie de sa formation ni de son siège.

Nous décrirons donc sous le terme d’hydrocéphalie otitique la complication d’une otite caractérisée par :

des accidents d’hypertension intra-cranienne, le plus souvent d’évolution aigué;

s’accompagnant habituellement de stase papillaire :

due à un œdème cérébro-méningé déterminant une accumulation localisée ou diffuse de liquide céphalo-rachidien normal ou dilué et sous tension;

curable par des moyens qui se résument à l’évacuation de ce liquide hypertendu.

Nous avons pu distinguer trois formes essentielles à ces hydrocéphalies otitiques :

une forme externe corticale diffuse;

une forme interne ou enkystée ventriculaire;

une forme localisée à la fosse postérieure à laquelle se rattachent de près certaines formations kystiques ou pseudo-kystiques de la loge cérébelleuse.

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iTIOLOGIE

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