‹ Hydrologie médicaleChapitre 8 sur 10 · Dict. de Déchet, t. I · texte numérisé non relu

Dict. de Déchet, t. I

utile en plus d'une circonstance ; celui qui suit est destiné à montrer que la môme eau a droit à l'attention des hygiénistes, ces médecins des gens bien portants, qui préviennent les maladies pour n'avoir pas à les traiter.

Sans entrer ici dans de longs détails de physiologie technique, rappelons la condition générale qui préside à la régularité du mécanisme fonctionnel. On peut la formuler par cette phrase triviale, mais juste, rappelant la vieille histoire toujours neuve de messire Gaster :

« Quand le ventre va, tout \a. »

Ce thème prosaïque, sur lequel Brillât-Savarin a brodé tant d'élégantes considérations, résume bien la vie animale dans l'état de santé. Il s'applique encore à la vie intellectuelle.

La digestion, dit l'auteur que nous venons de citer*, est de toutes les opérations corporelles, celle qui influe le plus sur l'état moral de l'individu. Les principes de la plus simple psychologie nous apprennent que l'âme n'est impressionnée qu'au moyen des organes qui lui sont soumis et qui la mettent en rapport avec les objets extérieurs, d'où il suit que, quand ces organes sont mal conservés, mal restaurés ou irrités, cet état de dégradation exerce une influence nécessaire sur les sensations, qui sont les moyens intermédiaires et occasionnels des opérations intellectuelles. Ainsi, la manière habituelle dont la digestion se fait, et surtout se termine, nous rend habituellement tristes, gais, taciturnes, parleurs, moroses ou mélancohques, sans que nous nous en doutions, et surtout sans que nous puissions nous y refuser. On pourrait ranger, sous ce rapport, le genre humain civiHsé en trois grandes catégories : les réguliers, les réservés, les relâchés.

■1 . Physiologie du yoût, inédit. XVI.

Buvez de l'eau du prieuré d'Heudreville, ô vous qui, soucieux de votre bien-être physique et moral, ne voulez pas être rangés dans la classe pathologique des resserrés.

Au moment de clore cette notice bien incomplète, disons encore une fois que notre travail n'a pas la prétention de constituer une monographie savante.

Nous n'avons fait, nous l'avouons, que tisser le canevas léger sur lequel des mains plus habiles fixeront de sohdes couleurs ; mais, tout imparfaite qu'elle est, notre œuvre — nous l'espérons — sera favorablement accueillie par deux classes nombreuses de lecteurs : les médecins désireux de posséder un catalogue complet des richesses minérales françaises ; les gens du monde, malades ou bien portants, aimant à connaître tout ce qui peut conserver et faire revenir ce bien précieux qu'on appelle la santé.

ÉTUDE SUR HEUDREVILLE

ET SA SOURCE MINÉRALE

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