‹ Hydronephrose et LithiaséChapitre 17 sur 32 · RS AE · texte numérisé non relu

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b) Urographie intra-veineuse: on injecte dans la veine, le malade étant en restriction liquidienne depuis douze heures, du ténébryl à 30 %. On étudie la vitesse d’élimination de deux façons:

1°) en prenant des clichés de deux en deux minutes ; 1

2°) en dosant l’iode éliminé de cinq en cinq minutes.

L'image la meilleure pour un sujet normal est obtenue entre la septième et la dixième minute après l’injection; elle correspond à l'élimination de 5 % d’iode; puis, l’image perd de sa précision.

Ce procédé, essentiellement physiologique, permet de juger de la valeur de la sécrétion et de l’excrétion. La sécrétion est troublée si le paren-

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chyme est atteint, et l’image la plus nette appa-

raît dans la série des clichés avant ou après la hui-

tième minute, suivant que cette fonction est exci-. tée ou ralentie. ;

L’excrétion, elle, est due aux contractions de la musculature des voies excrétrices et la substance opaque est chassée dans la vessie plus ou moins rapidement, suivant qu’il y a hyperkinésie ou hypokinésie.

Grâce à l’U.I.V., on peut déterminer également si les dilatations sont d’ordre dynamique ou mécanique, en faisant les manœuvres de compression et de décompression: on voit, suivant les cas, des images très expansives dans les dilatations flasques à type réflexe ou, au contraire, des images rigides dans les hypertonies des dilatations mécaniques.

NoTE: un dernier progrès dans la technique de l’U.I. V. est réalisé par la radiocinématographie des pyélographies.

c) Examens de laboratoire: le laboratoire permet de juger de la valeur du parenchyme rénal. On met en œuvre les différents tests: dosage d’albumine, cryoscopie, étude de la perméabilité rénale au bleu de méthylène, épreuve de la concentration de VoHLARD, épreuve de la dilution de VoHLARD, épreuve de la diurèse provoquée de VAQUEZ et CoTTET, dosage de l’urée et constante d’AMBARD, épreuve d'élimination de la phénol-sulfone-phtaléine, etc.

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d) Examen en cours d'opération: ALSKNE, LOHN- STEIN, CONSTANTINESCO, en 1931, ont abouti aux mêmes résultats: les mouvements de l’uretère sont provoqués par piqûres sur tout son trajet, mais ils sont plus forts sur le segment supérieur; les ondes se propagent du point d’excitation vers le haut et vers le bas. Si l’adventice est lésée, il y aura des troubles du dynamisme pyélo-urétéral par déficience de conduction nerveuse. De même, s’il y a une atteinte des fibres musculaires, les contractions péristaltiques n’auront plus la même vigueur ou la même fréquence.

On constatera, de plus, un allongement de l’uretère par élongation des fibres longitudinales et une dilatation par étirement des fibres circulaires.

En résumé, ces moyens réunis, donneront, en plus du diagnostic, une appréciation du devenir des lésions comme nous allons le voir.

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