CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES IDÉES DIRECTRICES
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On peut dire, pour résumer le rapide aperçu histo=
rique qui précède, que le fait de l'absorption d'eau par les matières grasses el la vaseline, en présence de cholestérine, a paréouru trois grandes élapes.
Purement pharmaceutique et matérielle pour Unna
avec son « Eucérine », l'hydrophilie de telles substances
limilée aux seuls out physiologiques pour Mayer et
Schaeffer est entrée grâce à eux dans la phase désinté- : ressée des recherches de laboratoire pour recevoir, avec Achard et ses collaborateurs, :: son premier épanouisse-
ment médical. \ +
C'est de ce dernier point de vue surtont que j'ai
envisagé l’hydrophilie des lipoïdes, puisque le butessentiel de ce travail est un essai de ‘thérapeutique des œdèmes irréductibles. = |
On a vu, dans les pages précédentes, qu il existe un
Xe
BD ee Fate entre hydrophilie- des lipoïdgs d’une part « el production des œdèmes de l’autre.
Mayer et Schae offer ont en effet démontré qu'un tissu
est capable de fixer d'autant plus d'eau que son rapport Es est plus élevé, et Achard, Ribot et Leblanc ont noté que ce.coefficrent comportait une valeur très considérable dans les “a d'œdèmes, c'est-à- dire de fixation anormale d’eau par les tissus.
Le but de ce travail est done, avant tout, un essai de thérapeutique, de démolition expérimentale des œdèmes aus n'influence aucune médication actuelle.
Mais une thérapeutique qui ne repose pas sur la pathogénie ne saurait être une bonne thérapeutique. Aussi, avant de démolir fallait-il construire, et voici quelles furent mes idées directrices dans cette construction. | |
Parmi les conclusions de ! Mayer el Schaeffer, on a vu ces auteurs scientifiquement amenés à dire que Île facteur dominant de l'absorption d'eau par les tissus
cholestérine
(rapport Sa) puisque persistant après la” mort,
devait être lié, non aux propriétés biologiques, mais 5
aux propriélés ‘physico- chimiques les plus simples dela cholestérine et des acides gras.
M appuyant sur ce fait, j'ai voulu voir si des mélanges
* en proportions convenables de cholestérine et d’axonge
one permettaient d'arriver à des conclusions analogues
à celles de Mayer et Schaeffer.
Si de semblables mélanges absorbent de l’eau, si so absorplion d'eau obéit d’une façon satisfaisante aux différentes lois biologiques constalées par ces ‘deux auteurs, ebaux faits pathologiques rapportés par Achard, Ribot et Leblanc, je pourrai logiquement conclure que j ‘ai construit de pseudo-ædèmes analogues à ceux observés en
ss
— A — clinique, et, si je le à les este expérimentale ment par un ou des agents compatibles avec la vie, il ne sera pas absurde de penser que ces mêmes agents se comporteront ( différemment sur le terrain clinique.
Sans doute le mélange que j'envisage n'est pas tout. à fait le coefficient lipocytique dont parlent Mayer Et Schaeffer, puisqu'ils ont ramené leurs calculs aux termes cholestérine etacidesgras, landis que tous les miens seront faits avec, comme base, les termes cholestérine et axonge.
Mais l'erreur de caleul entre ces deux rapports doit ètre bien faible puisque je n'ajoule au dénominateur de ma fraction (par rapport à celui de la fraction de Mayer et Schaeffer) que Le poids q une moléeule de glycérine éthériliée, poids pratiquement né igligeable vis-à-vis de celui de trois acides gras éthérifiants.
Sans doute encore, celte étude se limite-t-elle à P action de la cholestérine en négligeant absolument celle de
l’oxycholestérine qui parait exister pourtant dans les tissus: el dont l’action a été reconnue prépondérante par Lifschütz
eb ses élèves el par Unna. Mais ce sont là des faits sur lesquels j je me propose de revenir ultérieurement.
Sans doute: enfin, le mélange de cholestérine et d'axonge est-il un mélange artificiel ne se rencontrant point tel quel dans l'organisme. D autres facteurs présents dans la cellule et dont il n’aur à pas élé tenu comple
dans ce travail peuvent, on le conçoit, apporter des mo-
difications considérables à l hydrophilie des lipoïdes.
- Aussi, a priori, les valeurs absolues des chiffres d’ hyde devront-elles être très différentes des valeurs absolues d’imbibition apportées par Mayer ét Schaeffer.
Mais je n'ai eu en vue que l'ordre relatif des phéno-
mènes et le désir de retrouver, sur un mélange simple, l'ensemble des principaux faits actuellement connus,
on LA CHAPITRE UL
CONSTRUCTION DES HYDROPHILATS
LA ; : FE ù Â
HET $ 1. TECHNIQUE EMPLOYÉE | DL Pa dB:
- Pour me e rapprocher le plus possible: des “conditids expérimentales de Mayer et Schaeffer, j'ai d'abord envisagé limbibition statique maxima d un mélange de A cholestérineet d'axonge. HART Er 4 - Mais cette imbibition, quoique réelle, étant très the blé, et d’ailleurs ne reproduisant nullement Le: cas æ un tissu, j'ai adopté la technique suivante: 1000 00 Re Un morlier aussi léger que possible, muni de son pilon et renfermant un poids détérminé d’un mélange de cholestérine et de graisse en proportions connues, est
soigneusement Laré sur un trébuchet sensible au cénlis
À gramme. Au GER ie
. Ce mortier, avec son contenu, est on une heure ‘environ dans une étuve: à 40° où l'axonge se ramollt sans fondre el où s'opère, ane température voisine de
celle du corps; l'indispensable dissolution de la cholestérine dans l’axonge. : : ee l
Puis, “ce même mortier est partiellement plongé dans un bain-marie à 40°, et, par l'intermédiaire d’une … burette, le liquide en expérience est versé lentement cependant que le pilon remue sans cesse la masse in-
corporant le liquide envisagé.
Une certaine quantité de liquide — quantité variable comme on le verra avec la nature du liquide et le pourcentage de cholestérine — est absorbée.
Puis vient un moment où la « philie » du mélange pour le liquide en expérience est « saturée », où il n'est plus possible de fixer même une très pétite quantilé de: ce liquide. es
À ce moment, le mortier, égoutté a léger excès de liquide versé, est reporté sur la “balance, pesé à nouveau et la différence des deux poids donne la valeur de la demie de liquide absorbée.
I n'y a plus qu'äla rapporter à 100 gr. du mélange de cholestérine et d: axonge envisagé. Pre
J'ai fait une série de déterminations atlas à 15. Les valeurs d'hydrophihes obtenues à cette température se sont monirées inférieures (1) aux valeurs homologues à 40°, sauf en ee qui concerne le sérum de Fleig, dont d' Slleuhe l’hydrophilatest le seul que j'envisage dans la suite comme représentant un schéma : de Easétne irré- . ductible. à Néranile F
Je ne donnerai pas dans ce lravail Le nésHitale. de déterminations à 15°. Elles sont d'une importance nulle
(1) Probablement à cause d’une meilleure solubilité à ae qu'à 15° de la cholestérine dans |’ axonge pour les laux dont je me ‘suis servi. 77 à
ee 09 2
.. pour la démonstration de ce qui va suivre. Il suffisait
- seulement de retrouver avec le plus physiologique des
liquides envisagés, un des faits (d’ailleurs secondaire) apportés par Mayer et Schaelfer.
En employant cette technique simple, j'ai commencé
par voir s’il était possible de retrouver les faits essen-
-tiels de ces deux auteurs et relatifs à l’imbibition.