ETES
En mé plaçant toujours dans lés mêmes conditions de température, de pureté de la cholestérine et du pourcen- ‘tage de celle-ci par rapport à l axonge, j'ai | HCLETE les éléménts de la courbe actuelle. k rs
Un simple coup d'œil permet de voir que son allure générale est maintenant l'inverse de- celles qu'on avait vues dans les courbes précédentes : Elle est régulière-
ment et constamment croissante, fait susceptible d'une
conclusion intéressante. : RUE Avec des taux de cholestériné de 40 à 50 p. 100
- d’axonge, les phénomènes d’hydrophilie ne présentent rien de bit particulier : on obtient un hydrophilat très
analogue aux précédents mais présentant toutefois, après les dernières gouttes absorbées, une ‘tendance à
se brousser légèrement.
Avec un taux de 60 p. 100, si l'on ne. le pilon
trop rapidement ou que la quantité du liquide versé.en
une fois soit trop grande, alors un Den tout nouveau dans ces expériences se produit. $
On cinenr une émulsion blanche, eteseohté à globules microscopiquement très petits.” se
Si le liquide est versé goutte à goutte et le mélange remué doucement par le pilon, on peut arriver à obtenir
une masse solide mais toutefois plus aussi dure ni Com-
pacte que dans tous les autres cas précédents (cette masse peut être ue à des blancs TE battus en
neige).
Mais ce phénomène est compris dans une phase très
courte, ce n’est qu'un point assez difficile à saisir (c'est
lui que j'ai porté en courbe), car aussitôt après, malgré toutes les précautions prises, une très pétite quantité de Jiquidé versé provoque brusquement une émulsion parfaite de toute la masse.
Cette émulsion: peut admettre sans être troublée une adjonction de plusieurs centaines de centimètres cubes de
sérum de Fleig ou d’un autre Raids non acide (eau distillée, NaCl à 9 p.1000....) &
PR Ainsi donc lé “ablissement de cette courbe présente : des particularités que. ne e comportaient Pas Les courbes
précédentes. doi D ARS
Envisageons-les successivement. ee
4) La courbe a une allure a croissante. Fe Elle traduit. cé. fait que. hrdrenhilie croit, avec. no À
i- 1 ce holestérine 4 axpnbe
rapport - | | : ne Donc, et ici sans aucune nelen, se. Dear re cons= tatation d' analyse de Mayer ‘et, de Schaeffer, à. savoir qu un tissu est d'autant plus, riche en eau que son. coeffi- 2 cient lipocy tique est plus élevé. Or, comme ce: tissu. ‘est . baigné par un. liquide. extrêmement. semblable au point ; de vue des cristalloïdes dissous à celui que représente | le - sérum de Fleig, la conclusion. que je: tire de la construction d' He avec, ce sérum. permet une superpo- : silion rigoureuse.à la conclusion des auteurs précités. Si l’on compare. ensuite cette, courbe avec la courbe de Ja planche I, relative à. l'eau. distillée, on s'aperçoit | que, parallèles entre elles. entre. 40 et 50, elles vont. à la | rencontre l’une de l’autre au delà de Ce dernier chiffre. ii La partie parallèle de ces courbes démontre qu'u un coellicient lipocytique de ces valeurs-là, permet ; aux tissus : qui Île possèdent : une. absorption d'eau d autant. plus grande que ce coefficient lipoeytique est. plus: élevé. Con clusion déjà formulée. . | dora :
Quant à la partie des courbes. Sue à droite: de 50, elle permet d'étendre la même FAR PR à toute mé zone... joie.
b Sa l bydnophilio de d'eai A stiléee s’ s'y amoindriti con. a vu que celle relative au sérum de Fleig: y-présente une valeur compensatrice puisqu’à ces ‘taux dé chôlestérine
« se
. obtient facilement une émulsion PTÉSANE indéfiniment diluable.
Ainsi on retombe sur les done de Mayer el Schaeffer relatives à l° imbibition par l'eau distillée.
. Comparée maintenant aux trois autres premières courbes, la courbe du sérum de Fleig se montre allant à leur rencontre dans son ensemble.
Ainsi peut s'expliquer la constatation de Mayer et Scletr ayant trait aux solutions salines de plus en plus concentrées.
Les tissus doivent s à imbiber d'autant moins que.leur coeflicient lipoeytique est plus grand, puisque plus la valeur de ce coefficient augmente, spHus l'apport en eau du tissu se trouve élevé.
. Enfin, si l'on compare les deux Die chiffres de la courbe actuelle avec les chiffres correspondants des trois autres, on voit que ceux-ci possèdent une plus grande valeur absolue. Ainsi se vérifie le fait de l’absorption d’eau par un tissu même plongé dans des solutions très fortement nypertoniques. a
La vérification n’est plus exacte pour un taux de cholestérine de 60 p. 100, mais c'est un taux d’œdème qu'à ma connaissance Mayer et Schaeffer n’ont pas envisagé.
L'ensemble de ces faits trouve d’ailleurs une confirmation dans quelques expériences que j'ai faites.
J'ai constaté que 10 grammes d’un hydrophilat résistant obtenu par du sérum de Fleig à des taux de cholestérine de 40 et 50, plongés dans de l’eau disüllée fréquemment renouvelée, étaient capables d'en absorber proportionnellement à leur pseudo -coefficient lipocytique. :
ou
‘Cette absorption a été de 0 gr. 75 en 24 heures pour
une valeur du coefficient lipocytique égale à 40 et de 1 gr. 20 en 24 h. pour une valeur de 50 (à 15°) (1).
Ce fait confirme en plus l'influence adjuvante de lPabaissement de la température, puisque ces hydrophilats, saturés & 40°, étaient devenus hydrophiles à 15°.
Enfin, j'ai vu, en appliquant la technique microsco-
pique décrite pins loin pour étudier la démolition des is hydrophilats, qu'une parcelle d’un hydrophilat imbibée d'eau distillée se gonfle sous le microscope et que ce
gonflement, quoique moins nc ob se retrouve même avec des solutions salines concentrées.
Ainsi on peut considérer l'hydrophilat de cholestérine
et d’axonge obtenu avec du sérum de Fleig comme un
schéma très satisfaisant d’un tissu au point de vue de
l'absorption de l'eau, schéma qui permet de retrouver
dans leur sb les faits Ro signalés.
| B) pos un laux de cholestérine je 100, on Fe
lient une émulsion.
Voilà un fait de la plus haute importance pour l'explication pathogénique d’une certaine catégorie d'œdèmes.
On a vu, dans l'analyse liminaire de la communication
d’Achard, Ribotet Leblanc que, si la plupart des ædèmes recevaient une explication logique et génératrice d'une
(1) J'ai constaté que l'eau distillée qui baignait ces fragments
d'hydrophilats et qui primitivement était rigoureusement sans
action sur le nitrale d'argent, s’enrichissait de plus en plus en chlorures. N'y aurait-il pas là une possibilité d'explication pour le fait de l’imbibition des tissus in vitro, tout au moins dans l'eau distillée ?
PSS Ne Vi
5 os
guérison rapide en les envisageant comme, provoqués
par une rétention anormale de NaCI dans les tissus, il en
existait d’autres pour lesquels la rétention chlorurée ne saurait être l'élément pathogène, puisqu'elle ne leur est
. pas concomitante et qu’ils ne sont influencés ni par la
théobromine ni par la cure déchlorurée.
Achard et ses collaborateurs ont démontré que, lorsque ces œdèmes irréductibles se produisaient, la valeur du coefficient hpocyHque atteignait 60 et dépassail même 70 p. 100.
Et cela dans un organisme dont le plasma a une composition en cristalloïdes très voisine du sérum de Fleig.
Or, à un taux pareil, j'ai fail voir que l'hydrophilie de
mon mélange était en somme illimitée.
Ainsi, sans intervention de NaCI, par le simple pouvoir hydrophile de l'association graisse et cholestérine, s'explique parfaitement la pathogénie de ces œdèmes.
Hs apparaissent comme dus à une aceumulation anormale et excessive decholestérine dans les tissus el à la forte hydrophilie ou même à l'émulsion qu ‘elle est capa-
ble de conditionner.
Ainsi S expliquent également les insuccès de thérapeutique de la cure déchlorurée dans de pareils Cas.
Ces déductions faites, une question se pose immédia- FX
tement : F
Quel constituant du sérum de a el, partant, du plasma, est-il indispensable pour qu'un pareil fait se produise? :
Cet élément indispensable est le bicarbonale de soude.
En effet :
a) Le sérum de Fleig privé de De dbnal de soude
ne présente plus de phénomènes analogues (PI. I, Courbe