‹ Hydrophilie de l'Axonge Cholestérinée Essai de Pathogénie et de Thérapeutique In Vitro Des Œdèmes IrréductiblesChapitre 8 sur 18 · DE · texte numérisé non relu

DE

Cette courbe a l'allure générale de toutes les autres, à partir d’un liquide contenant un seul électrolyte dissous : elle est régulièrement descendante, en opposilion par. conséquent avec celle du sérum de Fleig complet.

De plus, aucun phénomène comparable à l’'émulsion ne se produit pendant sa construction.

b) Une solution para-isotonique de bicarbonate de soude à 13 p. 100 donne immédiatement, à 40°, pour des valeurs du pseudo-coefficient lipocytique de 40, 50 et 60,

- une émulsion indéfiniment diluablé.

Cette émulsion est d'autant plus stable et pure que : la valeur du coefficient est plus grande, mais, même aû taux physiologique de 40 p. 100 de cholestérine, le mélange devient une masse blanche, parfaitement. émulsionnée. e ;

De plus, pour ces trois laux. Vémulsion est extrêmement fluide. à

Donc, la production de l'œædème irréductible et bte conditionnée par deux facteurs indispensables : la cholestérine et le bicarbonate de soude.

. Le facteur bicarbonate restant constant et la cholestérine augmentant, l’'émulsion-ædème se produit.

Mais un résultat pareil est obtenu, le facteur choles-

térine demeurant invariable, si le bicarbonate augmente.

On a signalé, à maintes reprises, des œdèmes dus à l'excessive ingestion de bicarbonate de soude et l’on a décrit ces œdèmes comme des Rene mous, très étendus.

Or, lémulsion que je viens de signaler permet de comprendre facilément pourquoi ces œdèmes doivent se Re et présenter semblables caractères,

En résumé, je puis diré que mes conelusions, Jusqu'à à maintenant, ‘atteignent le but que je m'étais proposé.

re Non seulement est rétrouvée sur un mélange ‘artificiel

la. Lotalité des faits’ analytiques et expérimentaux relatés par Mayer et” Schaeffer, mais encore uhe explication suffisante est fournie aux constatations cliniques et bio- -chimiqués d’Achard, Ribot et Leblanc. FD RES

Jai voulu voir ensuite si d'autres faits: PERL éncore être expliqués par d émploi du nus de cholestérine et d one A RS $ 6° Courbe du sérum de Fiéig renfermant 9 p 4000: de mag!

(PL, Course 95, 130, 198} BTE Et

pr exécution de cétte Roue, Sac a comme on le voit, avec un pseudo-plasma hyperchloruré, est destinée à, me. Rae dans un cas. de rétention de sel, RE. l'orga- . nisme.. re va RANCE Sans, dut és de. classiques d osmose per mettent- ils. d'expliquer. dans ee .cas la production des œdèmes. Mais n'y aurait-il pas, conjointement, ‘à faire intervenir d’autres. faits liés à lhydrophilie. des lipoïdes ? ?

L'expérience m'a démontré. qu il en est effectivement init muipecibiet 2 free da 1 Le on Se ae à 4 be Sete. on it qu elle est placée à un: niveau. plus élevé que la courbe précédente relative au sérum deKleigs tar |

Une conclusion en découle: Lorsque. us plasma sanguin, lei taux de NaGl augmente, l'hadronhilie, des lipoïdes, augmente par allèlement. bi

Les tissus ont..donc. deux raisons d es de volume etles-œædèmes de se CAEN : d’une part;les

phénomènes de répülation osmotique ;-de l'autre, ceux relatifs à l'hydrophilie SAbEReUr des lipoïdes.

Mais il y a plus. Tandis qu'avec le sérum de Fleig normal l’émulsion n'apparaissait que pour un pseudo-coefficient lipocytique égal à 60, dans le cas actuel cette émulsion s'obtient déjà avec un taux de cholestérine de: 50 p. 100; [I suffit donc, apparemment, dans un organisme en état de rétention chlorurée, d’une très légère augmentation du coefficient lipocytique pour que des œdèmes \très vastes puissent se constituer en. dehors, même de aus phénomène osmotique. :

Ce ne sont pas d’ailleurs des œdèmes irréductibles. La médicalion antichlorurémique agit évidemment sur eux.

Pour un coefficient normal, hydrophilie et osmose doivent combiner leurs effets respectifs.

L'ensemble de ces fai semble pouvoir s'appliquer aux manifestations morbides que l’on nomme après Widal : néphrites hydropigènes et caractérisées par une rétention chlorurée dans l ns et par des caèmes consécutifs. | … Mais, à côté de ces néphrites, il en existe d'autres, dites urémigènes, dans lesquelles Purée (et d’autres produits inconnus avec elle) sont retenus tandis que le NaCI passe normalement à travers épithélium rénal. “

Ces néphrites, on le sait, ne font pas d'œdèmes.

L’osmose permet évidemment de concevoir qu’ il en soit ainsi puisque l'urée, incapable de servir de base à la formation d’une solution isotonique vis-à- vis des globules rouges et probablement d’autres tissus, semble rester | étrangère aux phénomènes de ce genre. | :

Ne n'ÿaurait-il pas possibilité d’ envisager É ‘urée d’ Fa | Ne

| Ju Y Vin cit ; autre point de vue et de la considérer comme un composé

chimique qui, à l'exemple du CaCP, aurait le pouvoir de hmiter Fhy drophilie des lipoïdes ? ER à

L expérience m'a fait voir qu'il en est bien ainsi et c 'est ce fait que schématise la

7e Courbe de l’eau: Silée 8 90 lo. renfermant 4 ls durée (PECE Lane 144, 80, UE

Cette us continue à être hémolytiquement isotonique, donc, au point de vue des phénomèmes de l’osmose, comparable à la courbe 254, 216, 214 construite avec de

Veau salée physiologique ordinaire. Et cependant elle

dénote | une notable diminution d'hydrophilie. Cette diminution dépasse 100 °/, pour tous les points

de la courbe, à quelque valeur du pseudo-coefficient lipo-

cytique qu’on l’envisage ; elle est même d'autant plus prononcée que ce coefficient est plus grand.

Il y a sans doute là une raison de plus en faveur des schémas classiques de Widal. | Non seulement une néphrite urémigène pure ne peut.

pas être hydropigène (osmotiquement parlant), mais

encore elle apparaît comme antihydropigène du point de vue de l'hydrophilie des lipoides.

nl me reste maintenant à exposer les résultats que j'ai obtenus en étudiant l hydrophilie d’une solution glucosée.

8° Courbe du glucose isotonique à47 DES (PL. 11, Course 80,84, 90).

Cette courbe ne permet aucune conclusion spéciale. Il est à remarquer simplement qu'elle est régulièrement, bien que faiblement, ascendante.

ee parmi les substances que j'ai étudiées, le glucose

, diabétiques ?

est la seule dont la solution. isotonique se comporte comme le sérum de Fleig. Le ca ee

Mais les fails ont été bien plus intéressahts lorsque J'ai essayé l’ ‘hydrophilie d'une solution de NaCI à 9 ee |

renfermant en plus 4°/, de glucose. Dans ces conditions, j'ai obtenu une émulsion et cela dès le taux de 40 Je de.

cholestérine.. ë ARE EN ay Ainsi en Done dé bicarbonate, se Mono les phénomènes émulsifs qu ie avait été su jusqu'ici, à conditionner. : Rue à Ke pourrait- on pas voir là l'explication: nl. faits d'œdèmes aigus dû poumon fréquents qe l'emploi des £ injections de solutions glucosées ee ; Ne serait-ce pas une ee. raisons de “la lipémié Le

est os Mais le ès et iences ‘faites 1 ne me pa :

se:

cet égard. a Se Li lee

Quoi qu'il en soit, la Lotalité des faits signalés étant

- retrouvée dans mon mélange simple, d’autres faits pa-

raissant explicables par lui et notamment les faits rélatifs à la production des œdèmes irréductibles, J'ai pensé que la base de départ était suffisamment établie du point o vue pathogénique et que les agents qui réussiraient x démolir les hydrophilals devaient avoir une action pa sur les œdèmes irréductibles. à

does. CHAPITRE AV.

DÉMOLITION DES HYDROPHIATS

Va

RL P AE". $ Ir. IDÉES DIRECTRICES .

À quelles substances fallait-il, a priori, s'adresser

pour tenter la démolition des hydrophilats et par consé- |

qnent des œdèmes irréductibles ? | C’est ce que je vais tout d’abord envisager.

. La première idée qui devait venir logiquementà esprit”

était la suivante : Séreuft (Etpl Hi + Puisque l'hydrophilat-ædème est d'autant plus volumi- neux que, toutes choses égales d'ailleurs du côté de l’axonge, le pourcentage de la cholestérine est plus élevé, ne pourrait-on pas le démolir ou du moins le réduire par adjonction d'axonge en quantité suffisante?

Mais j'ai faitvoir que, même à des taux {très bas de cho-

lestérine, l'axonge était encore hydrophile,et de-plus un de mes hydrophilats peut se ‘diluer quasi sans limite dans de l’axonge, sans rendre une seule goutte d’eau.

du milieu intérieur étant incompatible avec la vie.

— 44 — “a La démolition étant impossible par ce procédé, il n'en restait pas moins à en retenir cette idée que, puisque J'hydrophilie des lipoïdes décroit avec le coefficient lipocytique, on pouvait obliger ce coefficient à devenir plus bas par adjonction de lipoïdes. “ :

C'est dans ce sens que j'ai envisagé les matières gras-

ses, l’huile d’ olives en partieulier.

Une autre idée qui devait ‘s'imposer est celle-ci : Puisque, sans bicarbonate, il ne saurait y avoir d'œdèmes, il n’y a qu'à acidifier des hydrophilats pour. en obtenir la démolition. J'ai étudié cette question d' un point desvue purement théorique, sachant bien qu’ ‘elle ne pourrait jamais entrer dans la pratique, l’acidification |

Les faits concernant les acides une fois épuisés, il élait naturel de songer aux corps qui dissolvent les

hpotdes, comme l'éther, la Re etes!

Ensuite j'ai étudié l action des médicaments ee à tel ou tel litre, peser sur les œædèmes.

Parmi eux, j'ai rangé le chlorure de calcium eb r urée, qui s'élaient montrés à moi comme des limitants de l’ by ; drophilie, et aussi le phénol- -phtaléinate disodique préconisé par Le comme purgatif par diurèse tissulaire.

Puis, avec l'idée que les phénomènes d’ byaoplie obtenus pouvaient être dus à des actions de tension superficielle (comme la formation de la mousse par exem- ple), j'ai essayé une série de substances qui ont pour effet d’abaisser cette tension superficielle et dont les sels. des acides biliaires représentent le type.

Enfin j'ai essayé l’action de trois corps: la digitonine,

le chlorure de lithium et linosite..

La digitonine, à cause de la combinaison bien connue

se laquelle elle est capable d'Éntret avec la choles- “térneé::

Le chlorure de lithium, not à cause d'une combinaison signalée par Zwikker et pouvant servir au Hosabs : de la cholestérine en solution pyridique. |

L’° inosite, ‘uniquement pour ce fait.qu'on avail signalé

sa présence dans des cas de polyurie et que cette pré-

sence pouvait être l'indice d'une action limitante sur .

T'hydrophilie des tissus.

Je m'empresse de dire, pour n'y plus revenir, qu ‘aucun

de ces dre CODE né m'a donné de résultat a

- Ces considérations générales une fois posées, voici la technique que j'ai adoptée pour étudier l’action, des substances dont j'espérais une action démolissante.

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