TECHNIQUE DE DÉMOLITION
‘Après m'être assuré que cette adjonction ne modifie en rien le sens du phénomène, je colore. de l’axonge par du rouge Soudan IT (corps parfaitement soluble dans
les lipoïdes, insoluble dans l'eau et à peine soluble dans
l'alcool et l'éther).
Ensuite, au moyen de cette axonge, cholestérinée à
50 p. 100, c’est-à-dire constituant un pseudo-coefficient lipocytique d'œdème, je construis un hydrophilat avec du sérum de Fleig. D
NT PAPE AS EST ET ESSET l
Ab)
Tout se passe comme quand l'axonge est pure, seulément l'œdème final est fortement coloré en rouge: le
Je mets ensuite une parcelle de cet œdème schématique sur une lame et j examine au nt sa Ccons-. titution.
IL apparaît, un peu oh à un on véri-.
table, comme formé par la juxtaposition ou mieux l’inextricable enchevêtrement de petites sphérules.
Celles-ci sont roses ou très brillantes, très réfringentes,
Suivant qu’elles sont constituées par des hpoïdes colorés
où par de l’éau de la solution de Fleig. | L'@il restant À l'oculaire du microscope, une goutte du corps en expérience est déposée au niveau du: Pat de la’ préparation situé sous l'objectif.
Deux cas se produisent : ou bien l'aspect de l'hydrophilat ne change pas et c'est que le corps est sans action
sur lui, ou bien le corps possède une action démolis-
sante et alors des modifications Dee se pose dans cet aspect. | a
Avec une plus ou moins grande rapidité suivant l'intensité du pouvoir destructeur, il se passe au sein du pseudo-ædème de véritables eXplosions, des tourbillons très rapides, puis, soudain, tout cesse et voici ce qu'est devenue la préparation : | ù
Ga et là des plages roses, indices de la présence des lipoïdes, ailleurs dé gros globules très réfringents qui marchent à la rencontre l’un de l'autre et qui sont les anciennes sphérules d'eau conglomérées. |
Cette technique, extrêmement sensible, permet de Éaire un tri rapide et sûr parmi les substances (liquides ou dissoutes) dont on veut étudier l’action. Mais elle se: démontre à elle seule tout à fait insuffisante si l’on veut
SR 4. rs
“avoir une idée du pouvoir comparatif des différentes subslances entre elles.
“Ut | à méme de mesurer le pouveir de démolition, car « mesurer, c'est connaître », a dit
Kepler.
# [I faut donc être À
Pour faire cette mesure, voici cornment je procède :
Je mets dans un verre de montre un poids connu d' hydrophilai (0 g gr. D0) et je fais tomber sur lui une goutte du liquide ou de la solution en expé érience.
Après que } 31 au moyen d’un petit a agitateur, fait agir celte goutte sur V ensemble de l hydrophilat contenu dans le YeLre de montre, j'en prélève une très petite partie et D: j'enexammel aspecL. au microscope.
pe) l'aspect initial n'a pas varié , je fais agir une goutte nouvelle dont je contrôle l'effet, et ainsi de suite, jusqu'à à ce: qu une nouvelle goutte amène la modification profonde récemment décrite el qui témoigne de la démolition. | : Â ce moment, je. note le nombre de gouttes qu il a fallu A pour. obtenir le résultat désiré.
pie Il-va sans dire que les pipettes qui laissent tomber Ja goutte sont comparables entre elles comme calibre intérieur.
peser O0 gr. 50 d'hydrophilat, Jj'emai-fait entrer une assez
grande quantité dans un de ces tubes en étain, fermés à -# vis à une extrémité, dans lesquels on trouve chez les à pharmaciens différentes préparations de la vaseliné et EN d'où l’on peut faire sortir celle vaseline sous forme de ° cylindres réguliers par une pression exercée sur | extrémité opposée à la vis. nt ne HR
:Uné fois pour toutes, j'ai mesuré la longueur d'un 4 nc hydrophilat rte aan + 0er: 90,1 dans a la suite, au lieu de peser, j'ai mesuré celte longueur.
. Pour ne pas être obligé, à chaque détermination, de.
En . ue = dé
Ges phénomènes microscopiquès, dont: je viens de faire < la description, correspondent-ils bien, transportés par la a pensée in vivo, au but que j je m étais proposé, € 'est-à- dire. à la ot des œdèmes irréductibles ?
Sans doute, puisque la force (sans préjuger en rien de sa nature) qui unissait les lipoïdes et l’eau se trouve rompue et que chacun de ces constituants de l’ædème ne | peut plus se copuler à à l'autre pour le reproduire “honte e nément. ie : De Bien plus, un hydrophilat, une fois dite ne
privé du corps démolisseur qu'il pouvait encore renfermer, même par une adjonction nouvelle de cholestérine, nie est incapable d'acquérir une nouvelle hydrophilie.
fois produite, en admettant que le torrent circulatoire laisse sur place les lipoïdes (ce qui n est pas évident a priori), il pourra facilement entrainer l’eau que nulle. force ne retient plus et l'expulser de l'organisme par cette débâcle urinaire témoin normal de la guérison dé tout ædème.. mi de | :