‹ Hydrothérapie générale; du véritable mode d'action des eaux de mer en particulier, des eaux thermo-minérales et de l'eau simple en généralChapitre 10 sur 64 · XII PROLÉGOMÈNES · texte numérisé non relu

XII PROLÉGOMÈNES

quer la mort que par l'absence absolue au moins de l'une d'elles. Ce sont donc bien là les quatre éléments de la vie ;

2° Que , quelque agent de notre matière médicale qu'on recherche, l'on verra que constamment il va aboutir à l'une ou à l'autre de ces quatre facultés, qui embrassent d'ailleurs à la fois et entièrement tous les systèmes vitalistes , solidistes et humoristes qui ont régné dans les divers âges de la science.

Ces raisons nous autorisent donc encore à dire : qu'en même temps que ces quatre facultés sont les éléments de la vie , elles sont aussi les véritables forces médicatrices que nous pouvons mettre en jeu ; car si l'une d'elles, une fois touchée et impressionnée fait agir les autres, elle devient véritablement cet impetum faciens qu'Hippocrate reconnaissait et admirait à juste raison , mais sans savoir où le trouver ni comment l'atteindre. La suite de cet ouvrage montrera que l'hydrothérapie a éclairé ce mystère, et qu'en reconnaissant les principes que nous posons , le médecin peut parfaitement, en excitant telle de ces facultés, faire mouvoir nos organes et nos fonctions, d'après tel ou tel impetum faciens plus particulièrement nécessaire à la modification recherchée.

Il résulte clairement de ces motifs que nous sommes à la fois organiciens , vitalistes et humoristes , et cela d'une manière tellement unitaire, comme l'est la vie et notre machine organique, que sans notre humorisme nous ne pourrions pas être vitalistes , et sans notre vitalisme, notre organicisme ne saurait avoir de raison d'être. Par conséquent, si nous pouvons dire avec M. Rostan : organes sains , fonctions saines ; organes malades, fonctions malades, nous ne saurions nous écrier avec l'éloquent professeur : Voilà toute la médecine ! (Ouv. cit., p. 85.)

Immédiatement, nous sommes obligé d'y ajouter : fonctions troublées, organes malades. D'où il suit que nous proclamons également dans toute l'acception du mot, que si l'organe fait la fonction, la fonction fait l'organe. Il est en effet d'une trivialité d'observation, que si le muscle détermine la contraction , l'exercice de cette contraction , qui d'ailleurs

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n'est pour nous, comme pour M. Rostan, que la contractilité, développe le muscle. En môme temps l'hydrothérapie a déjà démontré comment la fonction modifiée modifie tout l'organisme.

Mais il y a plus. Qu'est-ce qu'un organe sain? N'est-ce pas celui qui jouit intégralement des quatre facultés ou fonctions précitées, fonctions dont trois lui viennent d'ordinaire d'autres organes, sensibilité, nutrition, caloricité. Lacontractilité seule peut lui appartenir en propre. C'est anatomiquement incontestable.

Qu'est-ce qu'un organe malade? N'est-ce pas celui qui a sa propre faculté ou fonction diminuée, ou qui se trouve paralysé dans sa puissance, précisément par les perturbations survenues dans les autres fonctions? Voilà donc encore des fonctions troublant l'organe malade. C'est évident.

L'organe peut donc directement et indirectement être malade par le fait des fonctions. Par conséquent , déjà l'importance isolée de cet organe n'est pas si grande, si d'une part sa propre fonction dépend de l'intégrité des autres, et si d'autre part les fonctions altérées des autres l'altèrent luimême. Il reste donc évident que ce n'est que par le concours de tout l'ensemble , organes et fonctions , que peut résulter l'harmonie fonctionnelle ou la santé , et qu'en conséquence le retour à celle-ci, dans le cas de maladie, réclame d'abord le retour de certaines fonctions à l'harmonie générale, même pour y ramener l'organe malade.

D'ailleurs, comme on ne peut considérer isolément chaque organe, toujours lié ou dépendant du consensus qui doit arriver à la résultante vie, je suis parvenu, en analysant les divers appareils, à la synthèse des quatre principales fonctions qui en résultent , fonctions sans lesquelles on ne peut pas plus comprendre le but de l'organisme que le résultat vie.

Or, maintenant, je répète que ces quatre fonctions cardinales sont si véritablement, à la fois, l'expression ultime de toutes les fonctions de l'organisme et les forces motrices qu'il est donné au praticien d'atteindre pour attaquer le mal, que : 1° Il est impossible de comprendre que des causes de ma-

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