PROLÉGOMÈNES. XI
organiques à l'accomplissement mécanique des fonctions, tandis que , dit M. Bérard , « la transition doit être brusque aux yeux de ceux pour qui la vie est un principe et non un résultat. » {Cours de Physiologie, t. I, p. 18.)
Cependant , si nous regardons la vie comme le résultat de toutes les conséquences fonctionnelles qui se résument en quatre fonctions principales, nous démontrons pareillement à notre tour que si chacun de ces éléments , en particulier, est la conséquence des fonctions organiques, dépendant même directement de certains organes et de fonctions spéciales , ces mêmes résultats physiologiques deviennent la force motrice d'autres organes et d'autres fonctions. C'est même là le point de jonction de ce cercle sans fin de la vie, c'est là ce consensus unus d'Hippocrate et de l'École de Montpellier. De sorte que , loin de rien altérer de ces doctrines, nous y apportons les faits évidents d'une physiologie sensible, pouvant être suivie dans tous ses détails et enseignée dans toutes ses conséquences.
Aussi ces quatre éléments physiologiques , à la fois fonctions de certains organes et moteurs de certains autres, unissent si bien ce cercle de la vie, qu'on peut représenter ainsi l'organisme vivant dans ses fonctions agissantes :
Appareils dont les élé- Éléments de la vie ou Actions et réactions de Consentent» de la vie sont facultés résultantes ces mêmes facultés quence. les fonctions. dirigeant. sur l'organisme, pro-
duisant.
Le système nerveux . . La sensibilité Les fluides
Le système fibrillaire . La contractilité .... Les solides
Tous les systèmes éla-
borateurs et sécré- La nutrition Les liquides
teurs
Le système respiratoire et circulatoire . ...
jusque dans les La caloricité La composition et
fonctions des capil- décomposition. . .
laires
Vie.
Cette conséquence est si vraie :
1° Qu'il n'est pas possible de concevoir dans notre organisme animal un organe sans la jouissance de ces quatre facultés, de même qu'on ne saurait concevoir et s'expli-