PROLÉGOMÈNES. XXVII
son manque de foi, et cela, lorsqu'il est reconnu que sans elle il ne peut y avoir d'art hippocratique.
Pouvais-je, d'ailleurs, rester dans le doute, lorsque les faits particuliers et généraux ont pu se corroborer les uns par les autres, et se concilier parfaitement dans un ensemble harmonique? 11 m'a semblé que chaque fait acquérait ainsi d'autant plus de force qu'il était plus généralement appuyé par les rapports de tous, tandis que la vérité de la doctrine était assurée dès l'instant qu'elle prenait ses racines dans le passé et qu'elle s'irradiait par ses rameaux dans l'avenir, au moyen des plus nombreuses et plus éclatantes évolutions du présent. Est-ce que, en effet, les progrès du présent ne contiennent pas en germe l'avenir?