‹ Hygiène alimentaireChapitre 101 sur 155 · PRINTEMPS · texte numérisé non relu

PRINTEMPS

Si cette saison est la plus riche par sa riante vé-

gétation, la plus belle par sa verdure et ses fleurs , elle est aussi la plus pauvre en comestibles variés. Déjà, les viandes de boucherie perdent de leur qualité ; le gibier a tout à fait disparu, et les rares fruits que conservent encore le fruitier se bornent à quelques poires et à quelques pommes ; s’il existe encore des raisins, c’est un cas exceptionnel.

Avril. — La viande de boucherie moins bonne. — Le gibier se borne aux lapins. Le poisson de mer devient plus rare et moins bon ; les aloses remontent les rivières; la volaille est encore trop jeune ; l’on n’a pour se consoler que les jambons de Bayonne et de Mayence, les conserves de divers gibiers, et celles de légumes d’après le procédé Appert ; car, il faut l’avouer, les légumes conservés par les divers procédés de dessication ne gardent plus leur goût primitif.

Les légumes sur couche nous offrent la laitue, les choux-fleurs, la chicorée, quelques primeurs en petits pois et haricots verts.

En pleine terre, les épinards, l’oseille, le persil, le cerfeuil, l’ognon blanc, etc.

Le fruitier s’ouvre encore pour livrer les mêmes fruits du nloisdeMars ; mais inférieurs en qualité et en quantité.

Mai. — Le plus beau des mois de l’année; le plus riche en fleurs et en promesses !... Les poissons de mer reparaissent sur nos marchés ; les jeunes poulets, les pigeonneaux et le beurre herbé; les déli-

cieux fromages viennent nous dédommager des privations du mois précédent.

La viande de boucherie va toujours diminuant de qualité; mais les légumes frais commencent à devenir plus abondants. Les amateurs peuvent se régaler d’asperges, petits pois, haricots verts, navets, chouxfleurs, brocolis, épinards, artichauts hâtifs, etc., etc.; quelques fruits précoces, tels que cerises hâtives, bigarreaux de mai, prunes de la Saint-Jean; etc., commencent à paraître.

Juin. — Les poulets, poulardes, dindonneaux, canetons et pigeons peuplent nos marchés ; la famille des légumineuses et des plantes herbacées comestibles, étale ses richesses. Les jardins et les champs sont en plein rapport ; en légumes, tout abonde; on peut choisir parmi les petits pois, — haricots verts, — choux-fleurs, — fèves de marais, laitues, — romaines, — pommes de terre nouvelles, — choux blancs, — épinards, etc.

Poisson de mer. — Turbot, soles, raies, merlans, rougets, morue fraîche, maquereaux.

Poisson d’eau douce. — Carpes, tanches, truites, perches, anguilles, lamproies, goujons.

Les abricots commencent à paraître vers la mijuin : on voit arriver les cerises, groseilles, ii aises, framboises, poires blanquettes et la pomme hâtive.

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l III.

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