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SYMPATHIES OU RAPPORTS DES ORGANES ENTRE EUX

SECTION PREMIERE

DES SYMPATHIES QUI EXISTENT ENTEE LE TUBE DIGESTIF, LE CERVEAU ET LE CŒUR

Il existe des rapports manifestes entre les organes de la digestion et les différents systèmes d’organes de notre économie. Un organe souffre-t-il, est-il malade*? l’estomac ne tarde pas à être influencé et à mal fonctionner. Un rhume de cerveau ; un phlegmon, un panaris retentissent sur le tube digestif au point d’enlever l’appétit et d’inspirer le dégoût pour les aliments. Mais c’est surtout entre l’estomac et le système nerveux cérébral et ganglionnaire, entre l’estomac et les organes de la circulation quo

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les sympathies sont plus étroites, les rapports plus intimes. Les émotions violentes, les passions tristes, les chagrins, la peur, l’excès de travail intellectuel et toutes les causes qui exercent sur le cerveau une stimulation permanente, retentissent plus ou moins violemment sur le centre épigastrique, et arrêtent ou pervertissent les digestions : il n’est personne qui, dans sa vie, n’ait eu occasion de vérifier ce fait. Si, malheureusement, ces causes agissent pendant un certain temps, le système nerveux s’exalte, s’exaspère, et le jour arrive, hélas ! où les organes digestifs ne fonctionnent plus qu'avec peine, où une affreuse maladie : la gastro-entérite chronique , — la gastralgie ou névrose de l’estomac, s’empare de l’individu et ne lui laisse désormais aucun repos. Les pesanteurs d’estomac, les digestions difficiles, les nausées, le vomissement, la courbature, suivent chaque repas; le gastralgique est constamment sous l'influence de coliques sourdes et de points douloureux , de borborygmes incommodes et de gai: dans toute la longueur du tube intestinal. Ces gaz, qui le tourmentent sans cesse, lui ballonnent l’estomac et le ventre; il fait des efforts inouïs pour les rendre par le haut ou le bas ; s’il réussit, il éprouve un soulagement momentané : mais les gaz se renouvellent avec une désolante rapidité, et il faut recommencer les manœuvres d’expulsion; c’est ainsi que se passent les journées. Lorsque les manœuvres d expulsion

sont infructueuses, l’estomac, distendu par les gaz, comprime le poumon; le poumon, à son tour, comprime le cœur, gêne ses mouvements et donne lieu à d'affreuses palpitations. Alors, le malheureux est en proie à un malaise indéfinissable; une sueur froide baigne son front; il respire à peine, il étouffe... Enfin, cette série d’atroces souffrances se termine, tantôt par des vomissements ou une défaillance, et tantôt par une crise semblable aux crises hystériques. Hélas! pour lui, plus de repos, plus de sommeil ; l’accumulation des gaz l’absorbe tout le jour, et la nuit, ses paupières appesanties appellent en vain le sommeil. On ne peut se faire une idée exacte des souffrances qu’éprouvent les personnes affectées de gastro-entéralgies.. . C’est pourquoi nous dirons aux hommes et aux femmes chez lesquels le système nerveux prédomine :

Évitez les fortes émotions, les vives contrariétés, les passions tristes, les emportements, les accès de colère... Évitez les contentions d’esprit, le travail intellectuel prolongé. Évitez enfin, tout ce qui peut fatiguer le cerveau et retentir sur le système gastrointestinal, sous peine d’être atteint, vers l’âge de retour, d une gastro-entérite chronique, et, ce qui est pis encore, d’une gastralgie !

Les sympathies qui partent des intestins pour aller au cerveau sont trop nombreuses pour que nous en donnions ici la description; nous nous bornerons à

en signaler quelques-unes. — Ainsi, la présence des vers dans les intestins provoque des coliques, des convulsions, surtout chez les enfants. — L’irritation générale du canal digestif amène le plus souvent la fièvre, le délire et quelquefois l’aliénation mentale!!!... — L’hypocondrie est le résultat d’une irritation chronique et simultanée des intestins et du cerveau. — Le chiffre des maladies dont les causes sont latentes, est très-élevé; il arrive très-souvent que telle affection dont l’étiologie est très-obscure, a son point de départ dans une irritation chronique ou une névrose du tube digestif. C’est ce que la médecine physiologique a parfaitement démontré.

SECTION II

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