RAPPORTS ENTRE L’ESTOMAC ET LE CŒUR
La circulation du sang, ou, pour mieux dire, le cœur, qui commande à la circulation, est en sympathie directe avec l’estomac et réciproquement ; ces deux organes ont une influence bien sensible l’un sur l’autre.
Après lerepas, lorsque la digestion s’opère, l’estomac, devenant un centre d’activité, a besoin do plus de sang; le cœur accélère alors ses battements pour lui en fournir. Dans les cas de maladie inflammatoire, de fièvre, c’est le cœur qui prend l’initiative ;
l'accélération et la force du pouls est un phénomène constant. Cette fréquence du pouls est généralement accompagnée et suivie d’une altération de la fonction digestive. Un phénomène très-remarquable dans les affections gastro-intestinales, et que les physiologistes ne manquent jamais de mentionner, est celuici r chaque portion du canal digestif a sa manière de sentir, d'être affecté, et donne des signes de souffrances qui lui sont propres. Ainsi, l’irritation récente de l’estomac amène la soif et le dégoût des aliments; l'irritation chronique donne lieu à de mauvaises digestions, à des nausées, quelquefois à des vomissements, et presque toujours h des gaz dans l’estomac et le gros intestin. Ces gaz acquièrent, chez certains sujets nerveux, un développement énorme, à faire craindre une lympanite. — Est-ce l’intestin grêle qui est malade1? le désordre se manifeste par une courbature et des lassitudes dans les membres à ne pouvoir marcher. Lorsque l’affection est. fixée sur le gros intestin, on en est averti par des borborygmes, des coliques, du dévoiement ou de la constipation. Ces signes peuvent se montrer avec plus ou moins d intensité, être très-apparents ou trèsobscurs, mais ils font rarement défaut.
Quels sont les remèdes à opposer aux tristes affections que nous venons d’énumérer1? Hélas! ia méde-
cine est presque toujours impuissante à les combattre. 11 n y a qu’un régime alimentaire spécial, et surtout
la constance dans ce régime qui puisse, avec le temps, en triompher. Nous développerons plus loin cette importante question. Au régime il est de toute nécessité d’adjoindre les exercices du corps, c’est-àdire le travail physique et le repos de l’intelligence; parce qu’ordinairement la cause de ces maladies a son point de départ au cerveau. Une gymnastique bien entendue est aussi d’un grand secours et coopère à la guérison.
SECTION III