‹ Hygiène alimentaireChapitre 45 sur 155 · FALSIFICATION DU BEURRE · texte numérisé non relu

FALSIFICATION DU BEURRE

Quelques marchands, peu scrupuleux des dois qu’ils commettent, et sans s’inquiéter s’ils nuiront à la santé des consommateurs, composent des mottes avec de vieux beurres, des résidus de beurre passé dont ils n’ont pu se défaire ; sur cette motte, ils appliquent une couche de beurre frais de quatre à cinq centimètres d’épaisseur. La motte ainsi entourée est portée au marché comme beurre frais. Tant pis pour celui qui se laisse attraper, disent-ils ; mais, le plus souvent, ce sont eux, marchands déloyaux, qui en sont pour leurs frais. Aujourd’hui on n’achète plus le beurre sans le sonder. On enfonce la sonde jusqu'au cœur de la motte, et, après l’avoir retirée, on goûte le beurre dans toute la longueur de l’instrument. Chaque acheteur, à Paris, étant muni d’une sonde il devient difficile de le tromper. Le mauvais beurré est refusé. Il serait à désirer que le fraudeur fût

frappé d’une punition plus sévère que celle d’un refus.

On falsifie quelquefois le beurre avec de la pomme de terre cuite écrasée et passée à travers un tamis. '

Plus rarement avec des graisses ^de porc ou toute autre graisse comestible.

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