‹ Hygiène alimentaireChapitre 90 sur 155 · BOISSONS AROMATIQUES ET STIMULANTES, NON FERMENTEES · texte numérisé non relu

BOISSONS AROMATIQUES ET STIMULANTES, NON FERMENTEES

En état de santé, on ne fait généralement usag'e que de deux boissons aromatiques bien connues, le café et le thé. Nous avons déjà donné précédemment un résumé monographique de ces deux produits; nous n’en dirons ici que peu de mots.

Café. — L’infusion de café produit une stimulation d’une nature particulière. Cette stimulation a lieu dans le cerveau et sur tout le système nerveux. Les idées deviennent plus lucides et le travail intellectuel s’exécute avec une facilité inaccoutumée. Mais il faut se tenir en garde contre cette excitation ; car, elle agite, use les organes et donne quelquefois lieu à des tremblements, à des spasmes, à des palpitations !

L’infusion de café ne convient pas aux personnes maigres, nerveuses, irritables, etc. L’habitude peut, il est vrai, en émousser l’action et la rendre presque nulle, surtout lorsqu’on prend cette infusion avec de la crème ou du lait, et en petite quantité.

L’infusion de café mêlée à du chocolat, à des jau-

nés d’œufs ou à quelques fécules cuites au lait, devient nourrissante et tonique, à la fois. Nous en avons obtenu d’excellents effets sur nous- mêmes.

Thé. — Le thé est une plante âcre et narcotique, importée en Europe comme remède. Plus tard, en 1666, Catherine, qui en avait contracté l’usage en Portugal, devenue femme de Charles II, roi d’Angleterre, mit cette boisson à la mode dans ce dernier pays. De là, l’usage s’en répandit dans toute l’Europe.

Toutes les fois qu’il s’agit de réveiller l’action de la peau, de rappeler une transpiration supprimée, ou d’aider l’estomac à se débarrasser d’une surcharge d’aliments, l’infusion de thé est indiquée, et on éprouve alors ses bienfaisants effets. Mais, hormis ces cas, cette boisson a trop d’inconvénients, dans les climats tempérés, comme en France, pour en faire un usage habituel. Le thé est fort usité en Angleterre et en Hollande ; il convient aux habitants de ces pays froids et brumeux ; nous autres Français, nous ne devrions en user que comme remède, comme moyen pour combattre certaines indispositions.

SECTION II

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