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acide aurait une grande utilité : elle aurait pour effet de réaliser dans une certaine mesure l’antisepsie de la cavité. Car alors l'acide chlorhydrique devient libre, n'étant plus neutralisé par la caséinme et les phosphates du lait. Or la bouche de l'enfant et même le lait de la femme renferment des microbes; pour permettre au suc gastrique d'exercer sur eux une action efficace, il faut espacer les repas de façon que l'estomac reste un certain temps vide. Aussi Czerny pense-t-il que l'intervalle à ménager entre chaque tétée devrait être de trois heures au moins.
De plus, M. le professeur Fabre dit : « En examinant le lait avant, pendant et après, on constate que, avant la tétée, Le lait contient une grande proportion d’albuminoïdes; au moment de la poussée laiteuse, la caséine diminue pour augmenter de nouveau à la fin de la tétée. Ce fait est peut-être une nouvelle raison pour laisser entre les tétées une intervalle de trois heures; il est possible en effet que, dans la première partie de la tétée, l'enfant absorbe une quantité de caséine, puis, plus tard, qu'il trouve dans le lait la graisse nécessaire à son alimentation. (1) »
En résumé, en tenant compte : 1° Du temps de la digestion du lait par le nourrisson; 2° du repos que l'on doit laisser à l'estomac entre deux repas, soit pour éviter sa surcharge, soit pour favoriser le rôle antiseptique du suc gastrique, l'intervalle de trois heures
(1) Fabre. — De la centrifugation comme moyen rapide d’apprécier la valeur nutritive du lait. (Communication à la Société médicale des hôpitaux de Lyon : 3 mars et 21 avril 1903.)
En e entre les létées est absolument rationnel. Ce qui achève de justifier pleinement cette mélhode, ce sont les résultats pratiques qu'elle donne et que nous allons maintenant faire Connaître.