ETAT SANITAIRE. # A
On trouve, çà et là, des rivières désertiques, qui sont sèches presque toute l’année et qui sont alimentées par les pluies. La nappe souterraine que l'on trouve en creusant le sable ou lit de ces rivières, en temps de sécheresse, est séparée de la surface du sol par une épaisseur de sable qui varie de 1 à 4 mètres d'épaisseur.
CLIMAT. — Le climat de Djibouti est un climat sec et chaud. La saison chaude s'étend de mai à septembre, la moyenne de la température étant en celle saison de 30 à 40°. Les mois de mai et de septembre sont particulièrement pénibles, à cause du changement de mousson et du manque d'air. La chaleur est accablante, et il n’y a pas de différence nycthémérale pendant cette période.
De septembre à mai, la moyenne de la température est moins élevée, 23 à 25°. Il pleut très rarement à Djibouti, parfois une fois ou deux seulement par an. Cependant, en 1899-1900, il y a eu des pluies assez abondantes.
À Obock, il fait encore plus chaud qu'à Djibouti. Le thermomètre y atteint souvent 45 à 48°, même 50° et davantage encore.
Djibouti est protégé par la côte nord du golfe de Tadjourah contre le « khamsin ». Quand ce vent brûlant souffle, la température peut atteindre 50°: la vie devient dans cette colonie insupportable, surtout en mai et septembre, aux changements de mousson, lorsque la brise cesse de souffler.
POPULATION.— Djibouti est peuplé par les Européens, Françai: ou Grecs pour la plupart, par les Somalis, Issas principalement, qui sont aborigènes, par les Danakils, les Gallas et les Abyssins! Les travaux du chemin de fer y ont amené des travailleurs européens de toutes races : Siciliens, Maltais, Grecs, Monténégrins; et le commerce y a attiré des Arabes et une assez nombreuse colonie d'Hindous, au nombre de 2000 environ. Il y a actuellement 1200 blancs et 4000 à 5000 indigènes de toutes races.
ÉTAT SANITAIRE. — Djibouti élait, il y a dix ans, une colonie saine, où on n'avait à redouter que l'insolation. Le choléra y avait, il est vrai, fait son apparition en 1892, mais d'une façon passagère. Dans cette localité, qui peut être considérée comme un type de climat sec, on n'observait que quelques embarras gastriques a calore et des cas de paludisme importé de l'intérieur.
Acluellement, cet état sanitaire est transformé. Cela tient aux raisons suivantes. Autrefois, à Djibouti, l'eau était rare. Il fallait aller à Ambouli, situé à 2 kilomètres environ de la ville, et où se trouvent des sources abondantes. Cette eau était transportée à la ville par des animaux ou des hommes. Elle s'épandait à des endroits qui n'élaient pas toujours les mêmes et qui séchaïent vite.
Actuellement l’eau est amenée par des conduites et distribuée en ville par des bornes-fontaines et des robinets. Cela a déterminé des