COUP DE LUMIÈRE
allant même jusqu'à boucher hermétiquement les trous d'aération ménagés dans leurs coiffures. Triste effet d'une imagination chimérique, car, loin d'être à craindre dans les tropiques, les rayons chimiques sembleraient plutôt être à regretter. Il est en effet difficile de dire loutle l'influence qu'exercent sur le cours normal de nos fonctions les rayons actiniques de la lumière solaire. En tout cas, elle n’est pas négligeable. C'est aux rayons chimiques de la lumière solaire qu'il faut attribuer plus spécialement le pouvoir désinfectant qu'elle possède. Nous connaissons aussi l'importance pour la santé de l'illuminalion solaire, dont la crainte de l'insolation entraine à se priver.
Pour ces mêmes raisons, nous pensons que l'existence continuelle sous les épais ombrages des forêts où même des grands arbres qui arrêtent la majeure partie de la lumière et surtout des rayons actiniques peut présenter des inconvénients. Sans être aussi importante pour l'hématose que pour la fonction chlorophyllienne des plantes, l’action des rayons chimiques doit néanmoins se faire sentir sur l'organisme dans des proportions que nos connaissances actuelles ne nous permettent pas de déterminer. Il est possible que l'atténuation de leur action entre pour une part dans ce qu'on est convenu d'appeler l'anémie lropicale.
HUMIDITÉ. — Parmi les autres raisons qui doivent faire éviter les ombrages pour l'établissement du domicile, il faut insister sur l'humidité qu'ils entretiennent. L'humidité, qui rend l'air plus conducteur, a aussi pour fonction d'élever considérablement la chaleur spécifique de l'atmosphère. La quantité de calorique dépensée pour élever de 1° le même volume d'air sec ou humide est très différente. Alors que les gaz absorbent peu de chaleur, la vapeur d'eau en consomme beaucoup. Aussi l'humidité peut être assez forte à de certaines heures pour donner, même sous ces climats, une véritable sensation de froid, susceptible d’immobiliser les leucocytes et de gêner la défense de l'organisme. De même la conductbilité électrique de l'atmosphère humide a sans doute sur notre organisme une action notable. Quand on songe que le passage au-dessus de nous de quelques nuages orageux suffit à provoquer chez nous une impression pénible, on est porté à croire que la mise en communication de notre corps avec les champs électriques voisins peut avoir une influence sur l'état psychique et physiologique dans lequel nous met l'action prolongée de l'humidité atmosphérique.
L'absence de grande lumière, FPhumidilé et la ventilation insuffisante sont autant de raisons qui doivent nous faire éviter l'habitation continue sous d'épais ombrages.
COUP DE LUMIÈRE. — Mais, s'il faul rechercher la lumière, il convient aussi, dans les régions sablonneuses, de se garantir de son éclat. Les cas d’amaurose par coup de lumière sont certainement très rares, mais en tout cas les efforts d'accommodation provoqués par la
réflexion éclatante des surfaces sablonneuses ou liquides sont de nalure à provoquer des névralgies dont la cause est souvent cherchée
ailleurs.