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ACTION DU MILIEU

INFLUENCE MORALE. — Les mœurs des indigènes sont celles des populations primitives. A leur contact, les Européens vivant dans le pays depuis longtemps, servis par des indigènes, sont tous plus ou moins influencés. Quand ils sont peu nombreux dans les villages de l'intérieur, cette action est tellement forte qu'ils tombent à des habitudes de malpropreté plus grande que les indigènes eux-mêmes. Ils ajoutent encore aux coutumes simplistes des noirs un scepticisme qui les pousse à dédaigner les mesures d'hygiène les plus élémentaires et qui demeure comme le seul vestige de leur rapport passé avec le monde civilisé.

L'hygiène publique se ressent aussi un peu de cet état moral. De plus, elle exige souvent des dépenses supérieures aux ressources des colonies. Elle est donc forcément très défectueuse. L'alimentation en eau est généralement mauvaise et insuffisante, l'enlèvement des ordures et immondices laissé aux soins des intéressés.

DYSENTERIE AMIBIENNE. — Cest de cette situation que découle toute une série de maladies, parmi lesquelles la dysenterie amibienne est sinon une des plus répandues, au moins une des plus graves. Elle apparaît ordinairement à la saison sèche et de préférence à la fin. Elle se rencontre plutôt dans les régions dépourvues d'eaux abondantes, au moment où la provision touchant à sa fin a été largement polluée. Elle se transmet aussi par les aliments et en particulier par les légumes mangés crus ou les fruits. Elle prend généralement l'allure épidémique, faisant toujours un certain nombre de victimes qui meurent d'abcès du foie.

FIÈVRES PARATYPHIQUES. — De l'eau aussi viennent sans doute les fièvres paratyphiques observées un peu partout, dans les grands centres comme dans les postes. Désignées suivant les endroits par des noms qui peuventen imposer sur leur étiologie, ces fièvres s'appellent fièvres gastriques, continues, paludéennes, rémitlentes, etc. Leur pronostic est heureusement assez bénin et leur extension peu développée, quoiqu'elles apparaissent quelquefois sous la forme épidémique.

TYPHOIDES VRAIES.- Bien autrementgravessontlestyphoïdes vraies, toujours importées par les troupes qui viennent de France et répandues d'autant plus facilement que les distributions d'eau sont défectueuses (1). Les épidémies qu'elles provoquent sont quelquefois

(QE. Marcnoux, Fièvres tÿphoïdes et parätyphoïdes dans les pays chauds, particulièrement au Sénégal. Revista Medico-CGirurgica do Brazil, janvier 1905.

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