FIEVRE INFLAMMATOIRE
la racine de cette dernière affection, dont le degré le plus léger se
de la prophylaxie de la fièvre jaune, parce qu'elle parait être
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Il arrive fréquemment
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que les épidémies de typhus amaril sont précédées de l’éclosion
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souvent avec
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d'un grand nombre de cas de fièvre inflammatoire ; aussi l'opinion la plus généralement admise est que l’une n'est qu'un degré très léger, endémique de l’autre. Nous considérons cette opinion comme erronée, tout en reconnaissant que la fièvre inflammatoire présente, dans certains cas graves, de très grandes analogies de symptômes avec la fièvre jaune. Aux Antilles, on donne le nom de fièvre inflammatoire à un ensemble de symptômes, conséquences des influences climatériques, qui impriment leur masque aux affections fébriles, saisonnières ou paludéennes. Ce sont du reste les mêmes influences qui accompagnent et favorisent le développement des épidémies de fièvre jaune.
La fièvre inflammatoire ne confère aucune immunité vis-à-vis de la fièvre jaune, immunité que confèrent toujours les atteintes même très légères de cette dernière affection. On voit évoluer chaque année des cas nombreux de fièvre dite inflammatoire, sans que l’on ait à constater aucun cas de fièvre jaune confirmée, ce qui ne devrait pas se produire si l’un n’était que le degré atténué de l'autre. Nous savons en effet, par les expériences faites à Cuba et à Rio, que la fièvre jaune, même très bénigne, peut, quand elle est inoculée, donner lieu à une fièvre jaune mortelle.
La genèse spontanée de la fièvre jaune aux Antilles, après avoir donné lieu à de longues controverses, est aujourd’hui admise par la plupart des médecins. Avec la doctrine moderne de la transmission par les Stegomyia, il faut admettre qu'elle ne disparaît jamais et continue à se transmettre par l'intermédiaire de cas toujours légers, passant le plus souvent inaperçus (fièvre inflammatoire)!
En dehors des épidémies nées sur place dans des conditions qu'il serait trop long d'examiner, un grand nombre d'épidémies ont été importées.
A des périodes d’épidémie plus ou moins longues ont succédé, aux Anülles, des périodes d'immunité encore plus longues. Le typhus amaril à fait son apparition dès le début de la colonisation en 1635. Au siècle dernier, la période d'épidémie la plus longue a été celle allant de 1838 à 1845, huit ans ; celle d'immunité la plus longue a été de 1870 à 1880, dix ans et six mois.
Actuellement les épidémies aux Antilles sont plus rares etbeaucoup moins meurtrières, et les mesures prophylactiques appliquées rapidement et avec sévérité ont vite fait d'en avoir raison.
Depuis que la doctrine de la transmission du typhus amaril par les seuls Slegomyia est en quelque sorte devenue classique, aucune épidémie ne s'est manifestée dans les colonies qui nous occupent, de telle sorte que l'application de cette doctrine à la prophylaxie de la maladie n'a pu être encore faite dans nos colonies des Antilles, où les Slegomyia pullulent.
La saison dite de l'hivernage, saison chaude et pluvieuse (mai à