CANCER
lepsie et l'aliénation mentale se rencontrent dans toutes les castes; la congestion et l'hémorragie cérébrales, rares chez l'indigène, sont plus communes chez les blancs; à signaler chez les enfants les convulsions dues le plus souvent à la lombricose, ainsi que les méningites simples et tuberculeuses.
MALADIES DES ORGANES DES SENS. — Les otites et les olorrhées sont fréquentes. Les affections des yeux: conjonctiviles, kératiles, amauroses (sans autre indication) figurent souvent dans les statistiques, ainsi que la cataracte, qui serait commune non seulement chez les vieillards, mais aussi chez les adultes, et plus particu lièrement chez les hommes.
RHUMATISMES. — Les rhumatismes sont fréquents chez les Hindous, surtout dans les territoires de Mahé et de Chandernagor. L'humidité- excessive qui règne dans ces deux dépendances joue certainement un rôle important dans l’éliologie de cette affection, beaucoup moins fréquente dans nos autre établissements.
La goutte est rare chez les natifs.
DIABÈTE. — Le diabète a été signalé de tout temps chez les indigènes et chez les créoles. On le rencontre surtout chez les gens de caste, où le diabète familial n’est pas rare. Il est attribué au régime végétarien, à la grande quantité de sucre absorbé et à la vie sédentaire des Indiens de caste. Cette maladie a généralement un dénoûment fatal ; 11 n'est pas rare de la voir se terminer par un anthrax ou par le sphacèle des extrémités.
MALADIES DES VOIES GÉNITO-URINAIRES. — Les cystiles et les calculs vésicaux s'observent souvent chez les natifs; les néphriles ne sont pas rares: les hydrocèles simples ou doubles sont très communes.
Les métriles, fréquentes, reconnaissent souvent pour cause des avortements provoqués.
MALADIES VÉNÉRIENNES. — Les maladies vénériennes sont très répandues dans l'Inde; pour la période comprise entre 1890 et 1901, soit douze années, 6199 vénériens se sont présentés aux visites, D'après P. Gouzien, sur ce nombre, 2547, soit 40 p. 100, étaient des syphilitiques. Dans une autre statistique portant sur trois années, on trouve 44. p. 100 de syphilis sur un ensemble de 3 220 vénériens.
Les affections blennorragiques, urétriles et vaginiles, ont fourni un nombre de cas relativement restreint (1337) par rapport aux chancres mous et aux bubons dont le chiffre s'est élevé à 1 946. Tous ces chiffres ne sauraient donner une idée exacte de la fréquence des maladies vénériennes, attendu que les indigènes s'adressent toujours aux empiriques et qu'ils n'ont recours aux médecins européens que pour les ‘cas graves. Toutela lyre des accidents syphilitiques s’observe dans les basses classes qui ne se font pas soigner.
CANGER. — Cette affection ones assez souvent dâns les statis:
TRAITÉ D'HYGIÈNE. NU, np
tiques, où l’on mentionne des cancers du sein, de l'utérus, de la verge.
MALADIES DE LA PEAU. — Les maladies de la peau sont fréquentes et entretenues par la malpropreté des natifs. Les plus communes sont: la gale, l'impéligo, l'ecthyma, Veczéma, le psoriasis, l'herpès circiné. Nombre de ces affections sont atypiques ; le même sujet est souvent atteint de plusieurs variétés de dermatoses que les plaies de grattage contribuent à rendre encore plus complexes. Ces maladies entraïnent une morbidité et une mortalité considérables parmi les enfants en bas âge, par suite de l’incurie et de l'ignorance grossière des parents. Aucune description ne pourrait donner une idée exacte de la malpropreté repoussante de ces malheureux nourrissons, d'ordinaire couverts de gale. Les plaies superficielles produites par le grattage deviennent la source de suppurations interminables et des portes ouvertes aux infections les plus diverses. La syphilis intervient fréquemment dans l’étiologie d'un certain nombre d’affections cutanées, et c’est à cette diathèse qu'il convient d'attribuer la presque totalité des complications survenant dans le domaine de ces maladies (Camail).
Chez les Européens, on observe des bourbouilles (lichen tropicus); les éruptions furonculeuses sont fréquentes et quelquefois très tenaces.