IV. — ASSISTANCE INDIGÈNE
Un arrêté du ministre de la Guerre de 1845 autorisa l'admission, dans nos hôpitaux militaires, des indigènes algériens. Depuis lors, ils purent profiter aussi des hôpitaux civils qui se fondèrent dans toutes nos villes importantes. Mais ces établissements, créés surtout pour les Français, ne répondaient ni par leur aménagement, ni par leur régime alimentaire, aux mœurs musulmanes. Aussi furent-ils à peine fréquentés par nos sujets. Avec l'année 1853 apparurent les médecins de colonisation destinés à soigner les indigents, tant européens que musulmans, dans les campagnes.